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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 20:23

Au cours de l'été 1865, après la mort de son frère et la faillite de L'Epoque qu'il animait avec lui, DOSTOIEVSKI, pressé par les dettes, est contraint de signer avec l'éditeur Stelloovski un contrat selon lequel il s'oblige à lui fournir un roman de deux cent cinquante pages pour le 1er Novembre 1866, faute de quoi Stellovski pourrait exploiter toutes ses oeuvres pendant une période de neuf ans sans lui payer aucun droit d'auteur. Pris par la composition de Crime et Châtiment, DOSTOIEVSKI ne revient sur son projet de roman qu'au tout début octobre 1866, et comprend qu'il n'a physiquement pas le temps de le rédiger. Un ami lui propose de travailler avec une sténographe, Anna Grigorievna SNITKINA, qui allait devenir sa femme. Le roman fut achevé en vingt-six jours et remis le 01 Novembre, contre décharge, auprès d'un juge de paix, l'éditeur s'étant opportunément absenté.

Roman sur la passion amoureuse et du jeu, nous retrouvons ici la truculence, le regard aiguisé et sans conscession de la haute-bourgeoisie présent dans Mon oncle. Les scènes avec la grand-mère, notamment au casino, sont à mourir de rire.

 

Avis de lecteurs sur Lettres et Art et Comptoir Littéraire p 118.

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 20:26

Bullhead (Février 2012) de Michaël R. ROSKAM : un excellent polar flamand plein de tension, sur fond de misère sociale, humaine et trafic d'hormone. Cela me rappelle la belle époque du polar français des années 70 - 80. Un réalisateur à suivre.

 Une nuit (Janvier 2012) de Philippe LEFEBVRE : un bon polar classique qui permet de nous faire découvrir le monde de la nuit parisienne et de ces clubs. Une bien belle direction d'acteurs, des principaux aux secondaires. Pour les amateurs. 

Tahrir, place de la libération (Janvier 2012) de Stéfano SAVONA : une plongée avec les assoiffés de liberté du printemps arabe, dont ici l'Egypte. Magnifique et en même temps terrible quand on connait la situation actuelle. Entretien avec le réalisateur.

Sport de filles (Janvier 2012) de Patricia MAZUY : pour les amateurs-trices de chevaux.

Les chants de Mandrin (Janvier 2012) de Rabah AMEUR-ZAÏMECHE : film historique et militant sur la bande de Mandrin après son exécution et la volonté de continuer la lutte contre le pouvoir monarchique et la conquête d'une liberté démocratique. 

Le bazaar de l'épouvante (1993) de Fraser Clark HESTON : adaptation de Stephen KING de série B honnête qui se laisse voir sans problème. Pour les amateurs.

Sept jours en Mai (1964) de John FRANKENHEIMER : faisant partie de la série des films paranos de la période de la guerre froide et de la course aux armes atomiques, c'est à un excellent triller politique que le réalisateur nous invite. On ne s'ennuie pas une minute. A découvrir.

Shaft contre les trafiquants d'hommes (1973) de John GUILLERMIN : troisième volet de la série des Shafts et du cinéma dit de la blackploitation, il se regarde sans déplaisir. Il ne manque pas d'ailleurs de dimension politique, quand on sait comment l'immigration continue à nourrir sans scrupule le secteur du bâtiment, de l'agriculture de la cueillette..., dans des conditions inhumaines (Italie, Espagne, France...).

S.O.B. (1981) de Blake EDWARDS : charge impitoyable du réalisateur sur Hollywood et le cinéma. De bonne partie de rigolade et une bien belle brochette d'acteurs. Excellent comme souvent avec lui.

En présence d'un clown (1997) d'Ingmar BERGMAN : par le grand maître suédois, une leçon de cinéma intelligent, sensible, humain sur le cinéma, l'amour, la mort, la vie, la musique, le théâtre...Je vous offre d'ailleurs le bonheur de découvrir le making of du film et l'occasion de voir le réalisateur à l'oeuvre.

 

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 21:19

C'est avec Un homme que je fis connaissance de ROTH. Je ne fus pas plus emballé que ça par ce roman. Malgré tout, j'eus l'occasion dans le mensuel Le Magazine littéraire de lire des articles sur son oeuvre, et notamment ce roman. C'est donc avec circonspection que j'entrepris sa lecture. Et je fus convertis dés les premières lignes. A part ATWOOD et DOSTOIEVSKI, cela fait longtemps que je n'avais pas pris autant mon pied à lire un roman. Tout y est! Limpidité du texte, psychologie des personnages, critique de moeurs, analyse sociétale, jeu littéraire, projection naturelle au côté des personnages. Du petit lait! Un grand roman.

Avis sur le roman de L'express et vidéo de l'INA, polémique sur le roman sur Slate , entretien avec l'auteur sur Télérama et avis sur son oeuvre par Le Monde et la revue Transatlantica

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 20:11

La tragédie de la mine (1932) de George Wilhlem PABST : inspiré d'un fait réel survenu dans les mines de Courrières en 1906, un document rare sur la mine et une oeuvre de fraternité.

Take shelter (Janvier 2012) de Jeff NICHOLS : second film après Shotgun stories, c'est entre folie et catastrophe naturelle que le réalisateur nous fait naviguer. Un casting parfait pour une fable majestueuse sur la cécité et l'égocentrisme de l'Amérique. Il m'a fait pensé à A serious man des frères Coën.

Louïse Wimmer (Janvier 2012) de Cyril MENNEGUN : très beau portrait d'une femme précaire dont on accompagne la lutte permanente pour sortir la tête de l'eau. Très belle interprétation de Corinne MASIERO.

J.Edgar (Janvier 2012) de Clint EASTWOOD : égal à lui-même mais je dirais qu'il se la joue pépère. Ca fait longtemps que je n'ai pas retrouvé le niveau de Million dolar baby. Un bon film du dimanche.

Duch, le maîte des forges de l'enfer (Janvier 2012) de Rithy PANH : Attention! Chef d'oeuvre! Le Mal à l'état pur au service d'une idéologie. Un grand documentaire indispensable à la compréhension de l'âme humaine et sa capacité à participer à un génocide.

The descendants (Janvier 2012) d'Alexander PAYNE : sympa. Un bon film du dimanche.

La colline aux coquelicots (Janvier 2012) de Goro MIYAZAKI : belle histoire de famille mais sans plus. Sans grande originalité.

Les acacias (Janvier 2012) de Pablo GIORGELLI : premier film attachant.

Le Havre (Décembre 2011) d'Aki KAURISMAKI : du grand KAURISMAKI. Sa nonchalance, sa nostalgie, ses personnages attachants, la simplicité de la vie associée à la fraternité humaine, son humour si particulier, son hommage au rock. Bref, tout y est. Une belle leçon de cinéma. Et une apparition de notre Little Bob Story national et figure du rock français et havrais.

La dernière séance (Décembre 2011) de Laurent ACHARD : un bel hommage au cinéma fantastique français, aux acteurs, aux salles de quartiers et à leur disparition. 

 

 

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 19:55

Premier roman de l'auteure, c'est déjà à un magnifique portrait de femme auquel nous sommes conviés, tout comme à une reflexion fine, intelligente et non dénuée d'humour ni d'autodérision sur la condition féminine et son aliénation.

Comme d'habitude, l'écriture est claire, précise, limpide. On dévore littéralement sa prose. Elle sait nous rendre tous les personnages attachants. 

Du sourire à l'éclat de rire, j'en suis sortis heureux de l'avoir lu et vous invite vivement à la découvrir ou (et) à en lire d'autres.

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 19:27

Autour de la conférence "Le théâtre et la Peste"

Une salle de la Sorbonne.

Allendy et Artaud assis derrière un grand bureau. Allendy présenta Artaud. La salle était comble. Le tableau faisait une étrange toile de fond. Des gens de tous âges. Le public des conférences d'Allendy sur les Idées Nouvelles. La lumière était crue. Elle plongeait dans l'obscurité les yeux enfoncés d'Artaud. Cela soulignait d'autant l'intensité de ses gestes. Il paraissait tourmenté. Ses cheveux, assez longs, retombaient parfois sur son front. Il a la souplesse et la vivacité de gestes du comédien. Un visage maigre, comme ravagé par la fièvre. Un regard qui ne semble pas voir le public. C'est un regard de visionnaire. Il a des mains longues aux doigts longs.

A côté, Allendy a l'air prosaïque, lourd, gris. Il est assis derrière le bureau, massif, concentré. Artaud monte sur l'estrade et commence à parler : "Le Théâtre et la Peste."

Il m'a demandé de me mettre au premier rang. Il me semble que ce qu'il demande c'est seulement l'intensité, une manière plus haute de sentir et de vivre. Veut-il nous rappeler que ce fut durant la Peste qu'un si grand nombre de merveilleuses oeuvres d'art et de pièces de théâtre ont vu le jour, parce que l'homme, fouaillé par la peur de la mort, cherche à se surpasser ? Mais alors, d'une manière presque imperceptible, Artaud délaissa le fil que nous suivions et se mit à jouer quelqu'un mourant de la peste. Personne ne s'aperçut quand cela commença. Pour illustrer sa conférence, il représentait une agonie. "La Peste" est en français un mot autrement plus terrible que "The Plague" en anglais. Mais il n'est pas de mots pour décrire ce que jouait Artaud sur l'estrade de la Sorbonne. Il oublia sa conférence, le théâtre, ses idées, le Dr Allendy à côté de lui, le public, les jeunes étudiants, sa femme, les professeurs et les metteurs en scène.

Il avait le visage convulsé d'angoisse, et ses cheveux étaient trempés de sueur. Ses yeux se dilataient, ses muscles se raidissaient, ses doigts luttaient pour garder leur souplesse. Il nous faisait sentir sa gorge sèche et brûlante, la souffrance, la fièvre, le feu de ses entrailles. Il était à la torture. Il hurlait. Il délirait. Il représentait sa propre mort, sa propre crucifixion.

Les gens eurent d'abord le souffle coupé. Puis ils commencèrent à rire. Tout le monde riait! Ils sifflaient. Puis, un par un, ils commencèrent à s'en aller à grand bruit, en parlant, en protestant. Ils claquaient la porte en sortant. Les seuls à ne pas bouger sont Allendy, sa femme, les Lalou, Marguerite. Encore des huées. Mais Artaud continue, jusqu'à son dernier souffle. Et il reste là, par terre. Puis, quand la salle est vide et qu'il ne reste qu'un petit groupe d'amis, il marche droit sur moi et me baise la main. Il me demande de l'accompagner dans un café.

Tous les autres avaient quelque chose à faire. Nous nous sommes tous séparés à la porte de la Sorbonne. Artaud et moi sommes sortis sous une pluie fine. Nous avons marché, marché le long des rues obscures. Il était blessé, durement atteint et déconcerté par les huées. Il écumait de colère : "Ils veulent toujours entendre parler de; ils veulent entendre une conférence objective sur "Le Théâtre et la Peste", et moi je veux leur donner l'expérience même, la peste même, pour qu'ils soient terrifiés et qu'ils se réveillent. Je veux les réveiller. Ils ne comprennent pas qu'ils sont morts. Leur mort est totale, comme une surdité, une cécité. C'est l'agonie que j'ai montrée. La mienne, oui, et celle de tous ceux qui vivent."

La conférence "Le Théâtre et la Peste" fut prononcée le 06 Avril 1933. Publiée dans la NRF n° 253, 1er Octobre 1934, elle fut reprise dans Le Théâtre et son double en 1938.

Extrait du Journal d'Anaïs Nin. Ana¨s Nin, Journal (1931-1934), trad. Marie-Claire Van der Elst, Stock, 1969, p. 208-209.

Extrait de Antonin Artaud - Oeuvres - 2004 - Pages 380 à 381 - Editions Quarto Gallimard

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 19:57

Réponse à une enquête sur les tendances du cinéma

[...Et je ne puis pas faire autre chose que de conclure par une série d'affirmations :

1° Il y a d'u côté le cinéma, art muet, qui a donné des chefs-d'oeuvre : Moana, Les nuits de Chicago, La naufragée, Les fraudeurs, Solitude, Hors du gouffre, les premiers Malec, plusieurs Charlot, etc., art accompli et qui se suffisait à lui-même.

2° On pouvait envisager un autre genre de cinéma, où le son et la parole eussent été considérés comme une amplification de l'image, un moyen de la faire rebondir ou fuser dans un domaine nouveau pour elle et où elle n'aurait fait que développer ses qualités. A ce point de vue le premier film de René Clair (parlant) a montré ce qu'on pouvait tenter et ce qu'il fallait faire. Et Sous les toits de Paris était une excellente démonstration de critique cinématographique. Le son, apparaissant derrière l'image, s'avançait et tranchait dans le vif. Le sens logique des mots disparaissait, faisant place à la voix humaine dont les sonorités ponctuaient l'image, en détaillaient et détachaient les contours. La vibration visuelle déclenchée par l'image se perdait dans la vibration sonore. Un grand cri entendu s'introduisait directement dans l'esprit secoué au vif.

Par rapport à l'image, le son était un commentaire, une conclusion ou un prolongement.

Et il sera jamais autre chose.

Inutile de dire que dans le cinéma tel qu'il existe, tous ces aspects du problème ont été résolus par la disparition. On a depuis longtemps renoncé à "faire" du cinéma parlant. On a filmé des pièces. On (en) a filmé de plus en plus. Loin de nuire au théâtre un pareil cinéma le sert. Et je dirai même qu'il hâte et prépare la chute et la fin du cinéma dit artistique, en en révélant prématurément les limites et en en démontrant l'inutilité. On ne supportera bientôt plus que des films de documentation pure, seul domaine où le cinéma n'ait pas d'égal.

S'il s'agit d'une reproduction mécanique du réel, le cinéma n'a pas encore fini de progresser. Et après le cinéma parlant et sonore ce sera le cinéma odorant, tactile et gustatif. Le cinéma hors de l'écran et dans l'espace. Le cinéma en relief, en couleurs, à trois dimensions. Les personnages sortis de l'écran, autonomes, indépendants du film, indépendants les uns des autres, évolueront dans la salle ou dans la rue, comme de vrai personnages de théâtre, des personnages absolument humains. Des personnages magiques introduits tout à coup dans l'espace bousculeront les maisons, feront craquer les murs, ce sera le progrès à perpétuité! Et les temps de Pygmalion définitivement revenus, n'importe quel touriste du goût, du son, de l'odeur et de la vue portera sur lui, aura dans sa poche de quoi faire apparaître auprès de lui, à tout instant, le personnage de ses rêves. Mais ce personnage sera toujours le même, et ce paysage, ou ce décor, ou cette action, ou ce drame toujours les mêmes, inlassablement. Et c'est au fond cette pétrifaction de lignes, de formes, de gestes et d'aspects qui condamne le cinéma. A quelle poésie que le cinéma soit parvenu il est à la fin un peu inquiétant, un peu suffocant de se dire que cette poésie inscrite quelque part et enregistrée en un certain nombre de vibrations est incapable de se dépasser elle-même; et pour sublime que soit le cri ou le geste, que soit le paysage que l'on porte dans sa poche, l'effet lumineux qui décore la pente des collines, l'ombre portée d'un arbre sur un mur, les irisations de la brume dans un vallon sont gelées en somme, sont coulées dans un moule subtil mais fixe et qui ne se transformera plus jamais. Et le cinéma est semblable à ces masques terrifiants des vieux sorciers indiens, auxquels le temps et l'usage ont enlevé toute efficacité à la longue et qui ne sont plus jugés dignes par les sorciers eux-mêmes que de figurer sous les vitrines d'un musée. C'est cette démagnétisation de l'image qui poussera à se retourner vers le théâtre les esprits que le cinéma excède, et qui se rendent compte que le propre art véritable est d'être, par chacun de ses gestes, en communication avec l'infini.

Réponse parue dans Ciné-rythme, 1ère année, n°3, 15 février 1933

Extrait de Antonin Artaud - Oeuvres - 2004 - Pages 380 à 381 - Editions Quarto Gallimard

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 22:05

Brève rencontre (1945) de David LEAN : Une brève rencontre...un amour impossible. L'étau de la pression sociétale admirablement représenté par David LEAN.

Holiday (2010) de Guillaume NICLOUX : une comédie grinçante de type "Cluedo". On peut regretter quelques facilités de scénario.

Les cheyennes (1964) de John FORD : le périple du long retour des Cheyennes sur la terre d'origine. Par le maître primitif du western américain.

Oliver Twist (1948) de David LEAN : une adaptation fidèle du roman

Mission impossible - Protocole fantôme (Décembre 2011) de Brad BIRD : un bon film de copains en action. Par le réalisateur maison de Pixar (Le géant de fer - Les indestructibles - Ratatouille).

Hugo Cabret (Décembre 2011) de Martin SCORCESE : Déception.

La clé des champs (Décembre 2011) de Claude NURIDSANY & Marie PERENNOU : par les réalisateurs de Microcosmos (1996), une histoire d'enfance où la nature tient le rôle principal. Magnifique.

Qu'ils reposent en révolte (Des figures de guerre) (Novembre 2011) de Sylvain GEORGE : Trois ans en compagnie des migrants de Calais, juste après le démantèlement du camp de Sangate, sous Sarkosy. Encore d'actualité. Indispensable. Visible dans son intégralité ici.

La femme du Vème (Novembre 2011) de Pawel PAWLIKOWSKI : Bof! Déjà vu.

The Black Power mixtape 1967-1975 (Novembre 2011) de Göran Hugo OLSSON : des archives de la télévision suédoise sont l'occasion d'un retour sur le mouvement des Black Panthers. Trés instructif.

 

 

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 16:52

Constitué actuellement de 17 tomes, avec un dix-huitième qui sort en France en Juin 2016, Billy Bat est un régal. C'est d'abord un formidable suspens qui se nourrit de l'esprit conspirationniste. Depuis le douxième siècle, la lutte entre une chauve souris blanche et une autre noire serait la conséquence des nombreux évènements conspirationnistes, lesquelle conspirations consisteraient à découvrir un secret qui permettrait de gouverner le monde! Ahah! Les fameuses chauve-souris s'adresseraient à des humains, dont la blanche, qui elle s'adresse à des auteurs de BD mais dont la parution, qui alerte sur l'évènement à venir, survient toujours trop tard. Et c'est là que le deuxième intérêt de cette série intervient : elle traite de la BD manga. De manière principale comme vecteur de l'action, mais aussi de manière secondaire en traitant de la fabrication d'un manga (dessin, colorisation, style...). C'est également l'occasion de decouvrir un peu de culture japonaise.

Je regrette juste que cela s'épuise au fur et à mesure, le suspens ne rebondissant plus vraiment. Je pense que la série devrait bientôt se terminer.

Le wiki, et des articles de la base secrète, de Télérama et Le Monde.

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Published by alexlechti - dans Manga
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 20:05

Le fouineur (1969) d'Ettore SCOLA : la chronique d'un commissaire de province confronté à une affaire de moeurs. Des personnages font penser au futur incroyable "Affreux, sales et méchants", un chef d'oeuvre de la satyre au cinéma et de la comédie italienne.

Mystérious object at noon (2000) d'Apichatpong WEERASETHAKUL : il fait parti des rares réalisateurs actuels porteur de l'essence même du cinéma pour moi. Un pur chef d'oeuvre. Et pour vous, une vidéo-présentation du film et de son suivant, "Blissfully yours".

Le regard d'Ulysse (1995) de Théo ANGELOPOULOS : à travers la quête du passé, un regard sur le présent de nations en reconstruction. En totale résonnance avec l'actualité grecque et la pas si lointaine guerre yougoslave. Superbe.

L'éternité et un jour (1998) de Théo ANGELOPOULOS : l'exil, le temps qui passe, la nostalgie et la poésie. Magnifiquement porté par Bruno GANZ. Je vous invite également à visionner une vidéo d'une dizaine de minutes sur le traveling de la fin.

La grève (1925) de Sergueï M. EISENSTEIN : ce film n'a pas pris une ride. La quintessence du langage cinématographique. On y trouve déjà la force qui sera présente dans "Le cuirassé Potemkine". Le montage parallèle de la répression contre les ouvriers et l'égorgement d'un boeuf à l'abattoir est impressionante d'efficacité et de sens. L'histoire du cinéma toujours en marche. Une oeuvre intemporelle.

Octobre (1928) de Sergueï M. EISENSTEIN : un autre épisode de la révolution russe : le renversement du gouvernement provisoire et la prise du palais d'Hiver en Octobre 1917. Une super-production soviétique : 11 000 figurants, une ville entière plongée dans le noir pour répondre suffisamment au besoin en puissance électrique. Une autre pierre historique du cinéma. Vous trouverez différents documents pour ceux qui désirent en savoir plus  : une planche pédagogique sur le principe du montage suggestif, une enquête sur l'enquête qui eut lieu auprès des spectateurs de l'époque et une étude comparative avec "La fin de Saint-Pétersbourg" de POUDOVKINE, qui fût également commandé et présenté pour le même événement.

Happy feet 2 (Décembre 2011) de George MILLER : aussi plat que la 2D.

Carnage (Déembre 2011) de Roman POLANSKI : adapté de la pièce de Yasmina REZA, un huit-clos ravageur interprété par un beau quatuor d'acteurs. Un bon film du dimanche soir.

Bruegel, le moulin et la croix (Décembre 2011) de Lech MAJEWSKI : un "palette" (d'ARTE) superproduction et une reconstitution historique. Un parti pris. Esthétiquement blueffant.

A dangerous method (Décembre 2011) de David CRONENBERG : une nouvelle exploration du cinéaste sur la thématique du corps, ici torturé et dépendant du psychique. Une adaptation qui peut paraitre un peu trop romancé, au détriment de la réalité historique. Mais qu'en pense un jungien ? Où on apprend que d'autres adaptations cinématographiques existent, dont "Mon nom était Sabina Spielrein" de la réalisatrice suédoise Elisabeth MARTON qui semble respecter une vérité historique.

 

 

 

 

 

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