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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 20:35

Young adult (Mars 2012) de Jason REITMAN : par le réalisateur de Juno et In the air, une comédie douce amère sur une certaine difficulté de vivre dans un monde rationnel et adulte. Je suis fan. Et vous ?

Les pirates (Bons à rien, mauvais en tout) (Mars 2012) de Peter LORD & Jeff NEWITT : par les producteurs de Wallace et Gromit, l'esprit maison y est constant tout au long du film. Un bon délire à partager en famille.

Hunger games (Mars 2012) de Gary ROSS : honnête film d'anticipation américain avec un soupçon de rebellion et de solidarité. Pas désagréable.

Le fossé (Mars 2012) de Wang BING : plongée réaliste dans les camps de rééducation (de la mort) maoïstes au moment de la grande famine dans le désert de Gobi. Le bonheur quoi! De la tragédie humaine. Je vous invite également à lire les commentaires du cinéastes pour en savoir plus.

La forteresse (Mars 2012) de Fernand MELGAR : documentaire sur la condition des réfugiés en Suisse ou le quotidien d'un centre de rétention en attente de la décision. Terriblement ordinaire.

Les adieux à la reine (Mars 2012) de Benoît JACQUOT : une plongée historique et sensuelle dans la révolution française et la prise de la Bastille vécu de l'intérieur du château de Versailles. Une bien belle direction d'actrices.

2 days in New-York (Mars 2012) de Julie DELPY : comédie loufoque franco-américaine où le choc des cultures. Un petit air à la GONDRY. Sympa!

Un monde sans femmes (Février 2012) de Guillaume BRAC : chronique amoureuse à la Eric ROHMER. Touchant et drôle.

Chronicle (Février 2012) de Josh TRANK : autoportrait vidéo d'un adolescent doué d'un super pouvoir partagé par deux copains. Regard original sur l'adolescence et le mal-être, exacerbé par le pouvoir. Non sans ressemblance avec la série anglaise "The Misfits" (dixit ma fille Aymée).

Le stratège (Décembre 2011) de Bennett MILLER : inspiré d'un personnage réel, une réalisation sans grande originalité sur le monde du base-ball. Pour les fans de Brad PITT et de ce sport. 

 

 

 

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 18:39

Un travail  remarquable de sensibilité des couleurs qui, associée aux mouvements aux formes, nous rendent palpables les sentiments des personnages. Nous sommes tantôt baignés dans la douceur de vivre, mais également, la case suivante, dans un suspens où les élément naturels expriment les peurs et les angoisses éternelles face au danger, réel ou fantasmé.

On peut regretter un scénario qui traine en longueur et de temps en temps quelques cases soulignant une fois de trop l'expression mais pour un premier album, c'est une belle découverte.

Avis de Télérama et site de l'auteure qui vient de l'animation et qui est également peintre.

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Published by alexlechti - dans Bande dessinée
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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 18:24

Un regard plein d'humour, de poésie sur les oeuvres du Louvre et son public. De belles et grandes planches quasi muettes, jouant subtilement entre le noir et blanc et la couleur pour souligner tel ou tel détail ou personnage.

Un bel hommage.

Avis de Télérama.

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Published by alexlechti - dans Bande dessinée
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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 17:40

P80 : Benjamin est un adversaire averti du progrès. Il observe celui-ci comme on observerait une charge de cavaliers de l'Apocalypse déferlant à l'aveugle sur le territoire du monde ancien et ravageant tout, ses moeurs, son panorama, son âme. S'érigent alors des cathédrales de fer et de ciment enrobées de vitrage. Les voitures à essence hennissent.

L'exhibition tapageuse de la modernité l'inquiète, et l'afflige. Il devient mélancolique, sachant qu'il n'y aura plus de retour en arrière, que la furie technicienne, mariage consanguin de la science et de la politique, dévaste et dévastera tout, jusqu'au moindre recoin de la vie d'avant.

Jugé inapte au service militaire, il n'a pas eu à combattre dans les tranchées de la Grande Guerre. S'il mesure mal, ou de très loin, l'ampleur de la catastrophe humaine, il est le témoin de la reconstruction des paysages et des agglomérations abimées - et donc de leur modernisation. La guerre sert de prétexte à la dictature du progrès. Avec l'eau courante et l'électricité viennent la paix et la domestication des consommateurs. Le confort appelle à un gouvernement inédit. Si les pionniers du progrès sont capitalistes, ses doctrinaires les plus véhéments sont communistes ou fascistes. Outre le bien-être matériel pour tous, ceux-ci en appellent à la vitesse, synonyme de société nouvelle. Et la vitesse devient inévitablement l'ennemi juré de la démocratie réelle. C'est à dire que tout régime moderne est à sa manière foncièrement tyrannique : il faut faire vite, toujours plus vite. Si les nazis ont inventé le Blitzkrieg, la société civile les imitera avec succès. Le commerce mondial en adoptera les méthodes : information furtive, communication instantanee. Tout ce qui apparait doit disparaître au plus vite. L'instantanéité fait figure de religion.

Avec la révolution industrielle, on déclare la guerre à la lenteur - et de surcroît, à la flanerie. Benjamin relève que, vers 1840, les flâneurs dans les passages parisiens se promenaient avec une tortue et marchait au rythme de l'animal. Et il ironise, regrettant que le progrès n'ait pas ralenti son pas. Mais le flâneur est l'ennemi passif de la société : il déambule, contemple les marchandises, mais ne consomme pas.

 

Extrait de Manifeste incertain 3 de Frédéric PAJAK. Les Editions Noir Sur Blanc. 218 pages.

Extrait précédent

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 20:48

Oslo, 31 Août (Février 2012) de Joachim TRIER : une chronique douce amère sur la difficulté de se raccrocher à la vie. Pas totalement réussie mais la liberté de ton est salvatrice. Avis également de Le Monde et Télérama.

Go go tales (Février 2012) d'Abel FERRARA : un hommage de Ferrara au spectacle et sa fragilité. Pour les fans. Avis également de Le Monde.

Elles (Février 2012) de Malgoska SZUMOWSKA : un regard féminin sur la prostitution par un trio d'actrices surprenantes.

Bovines, ou la vraie vie des vaches (Février 2012) d'Emmanuel GRAS : une heure magnifique avec des vaches et leur quotidien. Un beau voyage à la campagne et un bel hommage à la nature. Avis également de Télérama et trois extraits commentées par la réalisatrice.

Une vie meilleure (Janvier 2012) de Cédric KAHN : une chronique sociale un peu tirée par les cheveux. Evitable. Avis également partagé de Télérama.

Au bout du conte (2013) d'Agnès JAOUI : sans grande surprise. Pour les fans des films de BACRI - JAOUI. Avis également de Le Monde et Télérama.

Avanim (2004) de Raphaël NADJARI : le beau combat d'une femme israélienne pour son indépendance.

Elle (1979) de Blake EDWARDS : une comédie sur la crise de la quarantaine. Moins virulent que S.O.B.. On sent bien l'influence qu'il a pu avoir sur des réalisateurs tels que les frères FARELY ou Jason REITMAN. Pour les fans.

Au voleur (2008) de Sarah LEONOR : jeu pauvre, dialogue indigent, scénario minimaliste. Je ne suis pas allé jusqu'au bout.

Bastogne (1949) de William A. WELLMAN : film de guerre traité comme une comédie fraternelle. Gêné au départ par son côté théâtral, on se laisse captivé par la suite par le quotidien des soldats, de leur amitié et solidarité qui se développe au fur et à mesure, malgré la perte des uns et des autres. Un très beau film qui fait penser à Mash d'ALTMAN. Une réelle et attachante surprise.

 

 

 

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 20:17

L'arrestation, les interrogatoires, l'attente, la peur de la torture, la terrrible confrontation avec les camarades de résistance et rien dire, rien n'avouer, malgré la torture...ne rien dire puis le départ en train, le transfert...dans des wagons à bestiaux, la solidarité, la folie, la mort...destination inconnue. Et l'arrivée ICI.

 

Avis sur Télérama, par Cécile VAST et l'éditeur.

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 20:23

Au cours de l'été 1865, après la mort de son frère et la faillite de L'Epoque qu'il animait avec lui, DOSTOIEVSKI, pressé par les dettes, est contraint de signer avec l'éditeur Stelloovski un contrat selon lequel il s'oblige à lui fournir un roman de deux cent cinquante pages pour le 1er Novembre 1866, faute de quoi Stellovski pourrait exploiter toutes ses oeuvres pendant une période de neuf ans sans lui payer aucun droit d'auteur. Pris par la composition de Crime et Châtiment, DOSTOIEVSKI ne revient sur son projet de roman qu'au tout début octobre 1866, et comprend qu'il n'a physiquement pas le temps de le rédiger. Un ami lui propose de travailler avec une sténographe, Anna Grigorievna SNITKINA, qui allait devenir sa femme. Le roman fut achevé en vingt-six jours et remis le 01 Novembre, contre décharge, auprès d'un juge de paix, l'éditeur s'étant opportunément absenté.

Roman sur la passion amoureuse et du jeu, nous retrouvons ici la truculence, le regard aiguisé et sans conscession de la haute-bourgeoisie présent dans Mon oncle. Les scènes avec la grand-mère, notamment au casino, sont à mourir de rire.

 

Avis de lecteurs sur Lettres et Art et Comptoir Littéraire p 118.

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 20:26

Bullhead (Février 2012) de Michaël R. ROSKAM : un excellent polar flamand plein de tension, sur fond de misère sociale, humaine et trafic d'hormone. Cela me rappelle la belle époque du polar français des années 70 - 80. Un réalisateur à suivre.

 Une nuit (Janvier 2012) de Philippe LEFEBVRE : un bon polar classique qui permet de nous faire découvrir le monde de la nuit parisienne et de ces clubs. Une bien belle direction d'acteurs, des principaux aux secondaires. Pour les amateurs. 

Tahrir, place de la libération (Janvier 2012) de Stéfano SAVONA : une plongée avec les assoiffés de liberté du printemps arabe, dont ici l'Egypte. Magnifique et en même temps terrible quand on connait la situation actuelle. Entretien avec le réalisateur.

Sport de filles (Janvier 2012) de Patricia MAZUY : pour les amateurs-trices de chevaux.

Les chants de Mandrin (Janvier 2012) de Rabah AMEUR-ZAÏMECHE : film historique et militant sur la bande de Mandrin après son exécution et la volonté de continuer la lutte contre le pouvoir monarchique et la conquête d'une liberté démocratique. 

Le bazaar de l'épouvante (1993) de Fraser Clark HESTON : adaptation de Stephen KING de série B honnête qui se laisse voir sans problème. Pour les amateurs.

Sept jours en Mai (1964) de John FRANKENHEIMER : faisant partie de la série des films paranos de la période de la guerre froide et de la course aux armes atomiques, c'est à un excellent triller politique que le réalisateur nous invite. On ne s'ennuie pas une minute. A découvrir.

Shaft contre les trafiquants d'hommes (1973) de John GUILLERMIN : troisième volet de la série des Shafts et du cinéma dit de la blackploitation, il se regarde sans déplaisir. Il ne manque pas d'ailleurs de dimension politique, quand on sait comment l'immigration continue à nourrir sans scrupule le secteur du bâtiment, de l'agriculture de la cueillette..., dans des conditions inhumaines (Italie, Espagne, France...).

S.O.B. (1981) de Blake EDWARDS : charge impitoyable du réalisateur sur Hollywood et le cinéma. De bonne partie de rigolade et une bien belle brochette d'acteurs. Excellent comme souvent avec lui.

En présence d'un clown (1997) d'Ingmar BERGMAN : par le grand maître suédois, une leçon de cinéma intelligent, sensible, humain sur le cinéma, l'amour, la mort, la vie, la musique, le théâtre...Je vous offre d'ailleurs le bonheur de découvrir le making of du film et l'occasion de voir le réalisateur à l'oeuvre.

 

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 21:19

C'est avec Un homme que je fis connaissance de ROTH. Je ne fus pas plus emballé que ça par ce roman. Malgré tout, j'eus l'occasion dans le mensuel Le Magazine littéraire de lire des articles sur son oeuvre, et notamment ce roman. C'est donc avec circonspection que j'entrepris sa lecture. Et je fus convertis dés les premières lignes. A part ATWOOD et DOSTOIEVSKI, cela fait longtemps que je n'avais pas pris autant mon pied à lire un roman. Tout y est! Limpidité du texte, psychologie des personnages, critique de moeurs, analyse sociétale, jeu littéraire, projection naturelle au côté des personnages. Du petit lait! Un grand roman.

Avis sur le roman de L'express et vidéo de l'INA, polémique sur le roman sur Slate , entretien avec l'auteur sur Télérama et avis sur son oeuvre par Le Monde et la revue Transatlantica

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 20:11

La tragédie de la mine (1932) de George Wilhlem PABST : inspiré d'un fait réel survenu dans les mines de Courrières en 1906, un document rare sur la mine et une oeuvre de fraternité.

Take shelter (Janvier 2012) de Jeff NICHOLS : second film après Shotgun stories, c'est entre folie et catastrophe naturelle que le réalisateur nous fait naviguer. Un casting parfait pour une fable majestueuse sur la cécité et l'égocentrisme de l'Amérique. Il m'a fait pensé à A serious man des frères Coën.

Louïse Wimmer (Janvier 2012) de Cyril MENNEGUN : très beau portrait d'une femme précaire dont on accompagne la lutte permanente pour sortir la tête de l'eau. Très belle interprétation de Corinne MASIERO.

J.Edgar (Janvier 2012) de Clint EASTWOOD : égal à lui-même mais je dirais qu'il se la joue pépère. Ca fait longtemps que je n'ai pas retrouvé le niveau de Million dolar baby. Un bon film du dimanche.

Duch, le maîte des forges de l'enfer (Janvier 2012) de Rithy PANH : Attention! Chef d'oeuvre! Le Mal à l'état pur au service d'une idéologie. Un grand documentaire indispensable à la compréhension de l'âme humaine et sa capacité à participer à un génocide.

The descendants (Janvier 2012) d'Alexander PAYNE : sympa. Un bon film du dimanche.

La colline aux coquelicots (Janvier 2012) de Goro MIYAZAKI : belle histoire de famille mais sans plus. Sans grande originalité.

Les acacias (Janvier 2012) de Pablo GIORGELLI : premier film attachant.

Le Havre (Décembre 2011) d'Aki KAURISMAKI : du grand KAURISMAKI. Sa nonchalance, sa nostalgie, ses personnages attachants, la simplicité de la vie associée à la fraternité humaine, son humour si particulier, son hommage au rock. Bref, tout y est. Une belle leçon de cinéma. Et une apparition de notre Little Bob Story national et figure du rock français et havrais.

La dernière séance (Décembre 2011) de Laurent ACHARD : un bel hommage au cinéma fantastique français, aux acteurs, aux salles de quartiers et à leur disparition. 

 

 

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