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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 21:41

Ca fait partie de ses livres indispensables et historiques qui sont devenus emblématiques de la lutte contre l'oppression et l'atteinte des droits humains les plus élémentaires. J'accuse est la référence concernant l'antisémitisme en France, La Question est celle de la dénonciation de la torture quotidienne durant la guerre d'Algérie. Et ce témoignage continue à poser justement la question internationalement, encore une fois en 2007 lors de la guerre d'IRAK et les interrogatoires "musclés". Il reste également un témoignage de vigilance quant à la dérive autoritaire de la France de génération en génération, notamment par les moyens disproportionnés qui sont employés lors des manifestations ou (et) cette propension à maintenir un état d'urgence ou à vouloir faire entrer dans le droit un état d'exception qui est celui-ci. Indispensable pour toutes les générations.

Un témoignage d'un avocat, Rolan RAPPAPORT, qui participa à la sortie des feuilles du manuscrit, un article en hommage suite à son décès le 17 Juillet 1993 et un entretien au Monde en 2012.

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 22:09

Le chorégraphe nord-américain Bill T. JONES nous fait partager dans cet abécédaire spirituel de manière sensible différents épisodes de sa vie familiale, amoureuse et professionnelle. Mais au-delà, c'est également l'occasion d'aborder des thématiques plus universelles qui font que sa lecture est autre chose qu'anecdotique et permet également de nourrir notre approche philosophique et (ou) spirituel.

Présentation du livre sur le site de l'éditeur Actes Sud.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 20:26

Ecrit 25.

Tout est si puissant, si intense que chaque page est un plaisir.

Avis du blog La Parafe , série de quatre émissions radiophoniques de France Culture et conférence écrite de Jacques DARRIULAT;

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 21:21

Moonrise kingdom (Mai 2012) de Wes ANDERSON : une belle comédie pour toute la famille avec un brin d'insolence et d'anarchie comme je les aime.

 

 

 

 

 

 

 

Dark shadows (Mai 2012) de Tim BURTON : Tim BURTON ne me surprend plus. Mais agréable divertissement.

 

 

 

 

 

 

 

 

11 fleurs (Mai 2012) de Wang XIAOSHUAI : des enfants pendant la Révolution chinoise. Superbe chronique sur l'enfance confisquée par les adultes.

 

 

 

 

 

 

 

Nana (Avril 2012) de Valérie MASSADIAN : quelques heures de la vie de Nana, enfant de la campagne livrée à elle-même le temps de "l'absence" de sa mère. Très beau. Une belle surprise. Cinéaste à suivre...

 

 

Téhéran (Avril 2010) de Nader Takmil HOMAYOUN : le trafic d'êtres humains en IRAN. Une plongée dans la dure réalité de l'exploitation de la misère humaine tout en étant une belle histoire de solidarité. Le cinéma iranien est en pleine forme!

 

 

 

 

 

 J'accuse (1919) d'Abel GANCE : grand maître du cinéma français qui a influencé de nombreux réalisateurs partout dans le monde, c'est à un monument auquel on assiste ici. Néanmoins, permettez-moi de préférer "Les sentiers de la gloire" de KUBRICK. Son côté symbolique très appuyé, trop expressionniste, limite caricature mais qui a l'époque était coutumier.

 

 

 

 

Pourquoi Mr R. est-il atteint de folie meurtrière ? (1970) de Rainer Werner FASSBINDER et Michael FENGLER : un bon petit soldat du capitalisme allemand pète un jour les plombs. Où l'aliénation au pouvoir. Par le plus anarchiste des cinéastes que je connaisse. J'adore. Et c'est encore d'une telle actualité! Il avait tout saisi du pouvoir de destruction du capitalisme.

 

 

 

 

 

Under the skin (2013) de Jonathn GLAZER : film de science-fiction réalisé sur un mode proche du documenteur, c'est un projet casse-gueule où finalement, malgré quelques effets esthétiques "branchés", l'ensemble tient la route grâce à un propos sincère. Curiosité.

 

 

 

 

 

Deep end (1970) de Jerzy SKOLIMOWSKI : Pour moi, mon meilleur film sur le passage entre l'adolescence et le monde des adultes. C'est un plaisir chaque fois renouvelé de le voir. Tout est parfait. Parmi les films de ma vie.

Je vous invite d'ailleurs à visionner des documentaires à son sujet : un entretien avec le réalisateur en deux parties : Partie 1 - Partie 2 - Scènes coupées 

 

 

 

 

Ceci n'est pas un film (2011) de Mojtaba MIRTAHMASB & Jafar PANAHI : Mais une ode à la création et à la liberté. Par un des maîtres du cinéma iranien victime de l'obscurantisme. 

Je vous invite à visionner une critique de ce film ici .

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 20:03

[...] J'en appellerai à cette culture universelle, qui a toujours ignoré le particularisme des patries et qui sépare le destin de l'esprit contenu dans telle ou telle culture du destin de l'homme sur lequel telle ou telle culture a sévi.

La poésie qui échappe à la culture, et dont les manifestations demeurent sauves, au sein de n'importe quelle absence de liberté, est une notion dont notre époque en pleine déroute spirituelle a depuis longtemps perdu la clef. Et il me paraît important de ne jamais parler de l'esprit que je considère comme absolument étranger aux systématisations de la culture, sans lui adjoindre cette notion de l'énergie poétique pure qui est devenue la flamme même de l'esprit.

La question de la culture pose en effet pour moi, elle réveille le vieil antagonisme esprit matière, elle me permet de tenter une définition de l'esprit qui échappe aux formes, elle me permet d'opposer au matérialisme passager, à ce hideux emprisonnement de la poésie par le langage, la notion d'un quelque chose qui dure, la conservation d'une qualité subtile, dont la durée est capable d'alimenter cent cultures, de survivre à la combustion de cent bûchers.

 

Projet de lettre - Au congrès international des écrivains pour la défense de la culture - Fin juin 1935

Extrait de Antonin Artaud - Oeuvres - 2004 - Pages 499 - Editions Quarto Gallimard

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 20:55

[...] Des gens peuvent vivre comme nous ne vivons plus et donner l'impression d'être heureux, et les choses surtout peuvent être comme nous avons cessé de croire qu'elles pouvaient être, et la vie qui nous use, et nous emporte dans un tourbillon de phantasmes, de mensonges sentimentaux, passionnels, sexuels, génésiques, avec l'arrachement que tout cela impose d'heure en heure à l'âme, la vie peut rouler, nous élever nous-mêmes à un niveau d'intensité terrible et pure, sans concupiscence, sans aucune espèce de salacité, sans désir, puisque le désir s'épuise lui-même et nous brûle en se consumant. Voilà l'alchimie subtile, et la leçon que nous impose le désert, on sent que tout ce qui fait la passion, tout se qui fait l'amour et à quoi nous donnons par projection des formes viles, tout ce qui nous parait définitif dans le contact avec un autre être, tout cela peut en augmentant de puissance, de charme, d'envoûtement, se délivrer, se décanter, laisser tomber le second être, le double et nous fait vivre dans une solitude qui n'alimente que les forts. Morale : quittez quelques mois l'Europe, venez vivre aux limites du désert et vous qui avez la notion du grand et qui, par une sorte d'intuition merveilleuse et qui me surprend chaque fois que je la constate, savez distinguer ce qui mérite de vivre, et séparer le vrai du faux, le durable du passager, vous achèverez de guérir votre âme, vous découvrirez des joies intérieures profondes et beaucoup plus réelles que toutes les autres. Voilà ce qui fait les saints et même les Initiés : ils ont retrouvé la notion du sens vibrant, au sens véhément et qui nous empoigne, le mensonge et l'illusion des choses. Et quand on a compris, mais compris par les racines, par les nerfs, par l'organisme et par la partie énergique et concrète de l'âme que tout n'est qu'une illusion à laquelle l'esprit abusé consent. Quand on a appris à revoir le monde comme un vrai voyageur de la mort qui voit enfin se défaire les choses mais qui sait qu'il est le maître de leur déroute et de  leur défection ce jour-là on est bien près de la sécurité dernière, infrangible et du vrai bonheur que je vous souhaite parce que je vous aime vraiment.

Votre ami,

                                                                                                                                                                      Antonin Artaud

Lettre à Jeanne Ridel - Laghouat, 21 juin 1934

Extrait de Antonin Artaud - Oeuvres - 2004 - Pages 486-487 - Editions Quarto Gallimard

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 22:17

[...]

Or, j'estime que nous avons besoin de savoir, et que nous n'avons besoin que de savoir. Si nous pouvions aimer, aimer d'un seul coup, la science serait inutile; mais nous avons désappris à aimer, sous l'action d'une sorte de loi mortelle qui provient de la pesanteur même et de la richesse de la création. Nous sommes dans la création jusqu'au cou, nous y sommes par tous nos organes : les solides et les subtils. Et il est dur de remonter à Dieu par le chemin échelonné des organes, quand ces organes nous fixent dans le monde où nous sommes et tendent à nous faire croire à son exclusive réalité. L'absolu est une abstraction, et l'abstraction demande une force qui est contraire à notre état d'hommes dégénérés.

[...]

Extrait de Héliogabale ou l'anarchiste couronné

Extrait de Antonin Artaud - Oeuvres - 2004 - Pages 430 - Editions Quarto Gallimard

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 19:13

Il est jamais trop tard pour bien faire! 1996 déjà! Ce qui vaut le coup de lire n'est pas tant l'intrigue mais les personnages sont truculents. Elle nous les fera découvrir au fur et à mesure. La première partie parisienne plante le quotidien de Louis. Puis vient la crotte de chien qui va lancer l'intrigue et nous mener en Bretagne. Sur fond de portrait d'un village breton et d'une drôle de machine, l'affaire va progressivement s'accélérer. Pour enfin finir sur le héros et comprendre ce qui le mène depuis ces dernières années. 254 pages qui se lisent facilement avec beaucoup de plaisir et de rire.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 20:00

 L'étrangleur de Boston (1968) de Richard FLEISCHER : film historique car première utilisation au cinéma du split-screen (cher à la série 24h), c'est aussi un remarquable thriller sur fond de réflexion du traitement par les médias. La composition de Tony CURTIS à contre-emplois est d'une grande richesse, ce qui rend le personnage d'autant plus réel et complexe. Un des grands films du cinéma. Critique de DVD Classik.

 Le mariage de Maria Braun (1979) de Rainer Werner FASSBINDER : pièce de la trilogie allemande, c'est le premier volet du réalisateur sur l'histoire allemande. Il évoque la fin du régime nazi et la corruption sociale et politique de l'Allemagne d'après-guerre qui a continué à accueillir en son sein politique et économique des collaborateurs et fonctionnaires nazis. Romanesque, dramatique et politique : du cinéma libre et sans concession et de grands rôles féminins. Critique de Critikat.

 La blonde et moi (1956) de Frank TASHLIN : remarqué pour avoir su pointer le défi que va représenter la télévision pour le cinéma et en jouer, le tout avec une bande son bien de son temps, ce film reste une comédie que je trouve bien terne. Je vous invite à visionner un document d'une dizaine de minutes sur l'aspect cartoonesque que le réalisateur venu du dessin animé a insufflé dans sa mise en scène.

 Les larmes amères de Petra von Kant (1972) de Rainer Werner FASSBINDER : telle est prise qui croyait prendre. Une femme qui se dit détachée de tout sentiment, imbue de soi-même et incapable finalement d'aimée comme elle le souhaite se retrouve prise de passion pour une jeune femme qui en fera sa poupée avant de disparaître et se retrouvée seule. Un huit-clos fascinant.

 Le marchand des quatres saisons (1971) de Rainer Werner FASSBINDER : dans une Allemagne acquise au capitalisme, à la réussite sociale et incapable de régler son passé nazi, la difficile insertion d'un homme, miroir de ce que la société refuse de voir comme la face cachée de son modèle. Encore d'une grande actualité. Article de DVD Classik.

 Fighter (2010) de David O RUSSEL : tiré d'une histoire vrai, une belle histoire familiale attachante, de facture classique mais pas caricaturale. Un bon film du dimanche.

 Miss Bala (Mai 2012) de Gerardo NARANJO : film sans concession sur la corruption au Mexique avec les cartels de la drogue et les milieux politiques et militaires. Où comment la population en devient victime malgré elle. Critique de Télérama.

 De rouille et d'os (Mai 2012) de Jacques AUDIARD : un peu too much à mon gout.

 Cosmopolis (Mai 2012) de David CRONENBERG : une magistrale métaphore du capitalisme néo-libérale décadent trahit par quelques moments trop littéraires et théoriques.

 Les vieux chats (Avril 2012) de Sebastian SILVA & Pedro PEIRANO : une belle chronique familiale sur fond de relation mère-fille et maladie d'Alzeihmer. Une comédie douce-amère. Critique de Télérama.

 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 20:40

Une belle découverte que cet auteur. Un livre d'une très grande richesse narrative. Avec pour toile de fond un massacre inter-religieux, l'auteur, par l'intermédiaire de différents protagonistes, nous raconte autant la petite histoire que la grande, le petit peuple autant que la foule, la poésie autant que l'atrocité, la réalité autant que le fantastique, le vraisemblable autant que l'invraisemblable. De chapitre en chapitre, nous allons de surprise en surprise. Difficile de refermer les pages du livre pour vaquer à nos occupations quotidiennes. Un auteur à suivre...N'hésitez pas!

Avis de Télérama .

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Published by alexlechti - dans Littérature indienne
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