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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 14:30

 N'ayant pas les capacités d'analyses littéraires suffisantes, je ne m'étendrais pas à ce sujet. Pour cela, je vous invite à lire celle-ci : Camus : Caligula ou celle-ci, plus courte : Société des études camusiennes - Caligula (1944).

Ce sont les trois dernières années de sa vie qui sont abordées ici, celle de sa folie, parsemée de cruautés et d'extravagances. C'est une toile de fond de la pièce. L'absurdité du pouvoir, la quête jusqu'au boutiste d'un absolu, les intrigues du pouvoir, le totalitarisme, la liberté sont pêle-mêles les sujets abordés.

Si vous désirez le lire, vous pouvez soit le louer dans une bibliothèque, soit l'acheter, soit le télécharger gratuitement sur le site de l'Université du Québec : Caligula (1944).

Bonne lecture!

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 20:04

Americano (Nov. 2011) de Mathieu DEMY : Désolé, mais je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout. Aucun intérêt pour ce personnage et l'histoire. Aucune sympathie pour la mise en scène. BOF!

Les géants (Nov. 2011) de Bouli LANNERS : On se croirait dans une aventure de Mark TWAIN, sauf que cela se passe dans les Ardennes belges, en compagnie de deux frères et un copain d'aventure qui, livrés à eux-mêmes, tentent de survivre tant bien que mal dans la jungle ardennaise en essayant de faire fortune en s'accoquinant avec la pègre local.  Du western-frite unique et attachant. A voir!

Il était une fois en Anatolie (Nov. 2011) de Nuri Bilge CEYLAN : Des êtres égarés dans les plaines de l'Anatolie, à la recherche d'un cadavre. La tension monte, suivie de la nuit et la faim. Il est temps de faire une halte dans un village pour reprendre les recherches le lendemain. Lors de cet arrêt, la grace, la beauté et l'innocence, incarnée en une femme, va être source d'humanité dans les coeurs des hommes dont les yeux ont croisés son regard et libérer les secrets des uns et des autres. 

Mon pire cauchemar (Nov. 2011) d'Anne FONTAINE : une bonne comédie du dimanche soir.

Occupe-toi d'Amélie (1949) de Claude AUTANT-LARA : une comédie anarchiste et survoltée d'une grande liberté formelle. Excellent!

 Lilith (1964) de Robert ROSSEN : comment un jeune homme, infirmier dans un hopital psychiatrique, se découvre être aussi fragile que la jeune fille qu'il espérait sauver. Magnifique.

 Japon (2001) de Carlos REYGADAS : un homme cynique retrouve plaisir à la vie au contact d'une vieille femme et des habitants d'un village de montagne. Du cinéma physique, charnel et rude, à l'image de la terre et de ses habitants. Une expérience qui peut rebuter par un certain côté formel mais dont la liberté permet des scènes inoubliables. Je vous invite à visionner un entretien avec le réalisateur au sujet du film.

 Le temps retrouvé (1999) de Raoul RUIZ : une adaptation fidèle et réussite du dernier livres d'"A la recherche du temps perdu" (qui fut le premier écrit). Pour les amateurs de Proust et de son univers.

 Franz (1972) de Jacques BREL : objet cinématographique d'une grande liberté de ton, sur la bétise humaine et ses ravages.

 C'est donc ton frère (1936) d'Harry LACHMAN : la création de frères jumeaux est l'occasion d'un festival de quiproquos et de poursuites d'une grande richesse comique. Du plaisir à les retrouver, eux que j'ai découvert dans mon enfance, à la télévision, aux cotés de Charlot et Mack Sennett.

 

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 19:17

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Un soir, alors que Selz allume un feu, devant le charbon de bois et les bûches enflammées, Benjamin lui dit : "Vous travaillez comme un romancier", avant d'ajouter : "Rien ne ressemble plus à un roman qu'un feu de bûches. Toute cette construction minutieuse, morceau par morceau, l'un soutenant l'autre dans un parfait équilibre, à quoi donc est-elle destinée ? A être détruite. Ainsi le roman. Tous les héros d'un roman se tiennent aussi l'un sur l'autre, dans un parfait équilibre, et le véritable but du roman est de les détruire." (page 160)

Extrait de Manifeste incertain 1 de Frédéric PAJAK. Les Editions Noir Sur Blanc.187 pages.

 

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 19:43

Un autre personnage vit depuis plusieurs années sur l'île. Il s'agit de Raoul Alexandre Villain qui, àla veille de la Grande Guerre, a assassiné le leader socialiste Jean Jaurèe au café du Croissant à Paris.
En attendant son procès, il resta incarcéré jusqu'à la fin des hostilités. Il fut fugé en 1919, dans un climat d'ardent patriotisme. Son avocat plaida la démence. Il fut acquitté.
Il s'exila alors à Ibiza et s'installa définitivement dans le village de San Vicente.
Les habitants le surnomment "le fou du port" car il ne cesse de raconter ses visions religieuses et éprouve une véritable vénération pour Jeanne D'Arc. Il projette de lui élever un sanctuaire.
Peu après le début de la guerre d'Espagne, le 17 septembre 1936, des républicains l'exécutent dans la crique de San Vicente pour espionnage au profit de l'armée franquiste.
On retrouve son corps "la gorge éclatée, la poitrine percée d'un trou rouge béant". (p 154-155)
 
Extrait de Manifeste incertain 1 de Frédéric PAJAK. Les Editions Noir Sur Blanc.187 pages.
 

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 20:05

[...

Le marxisme, c'est à dire la croyance en une société sans classes, est sans doute une arme qui encourage Benjamin à renier ses parents bourgeois. Mais son esprit de contradiction n'est jamais assouvi : devenu marxiste, il lui faut contester les marxistes.

Si la théologie demeure une parade efficace contre l'idéologie du matérialisme historique, il pressent que celle-ci n'en a pas fini avec celle-là : la critique de la religion demeure inachevée. Mais l'arme qu'il va prendre contre le marxisme est plus tranchante que la seule théologie; elle a pour nom le lumpen, ce sous-prolétaraire privé de tout pouvoir, de tout avenir et de toute conscience de classe.

Le marxisme ignore le lumpen, ou plutôt il envisage sa dissolution dans l'avènement de la société sans classes. Benjamin a bien compris l'esquive. Aussi ne manque-t-il pas de souligner qu'une telle société ne peut s'accomplir, "sous le ciel libre de l'histoire", qu'à condition que soit intégré le dernier des moins-que-rien, et jusqu'à ses ancêtres, car, pour qu'il y ait rédemption, il faut que justice soit rendue jusque dans le passé des vaincus.

Le passé a deux visages : le passé des vainqueurs, qui est présent de plein droit, et le passé des vaincus, absent du présent. "Rien de ce qui eut jamais lieu n'est perdu pour l'Histoire."

L'Histoire ne peut exister en tant que telle qu'à la condition que le présent répare le traumatisme du passé. L'injustice faite aux victimes de l'Histoire doit être réparée, même et surtout s'"il est plus difficile d'honorer la mémoire des sans-nom que celle des gens reconnus".

Aux yeux de Benjamin, il manque à la préendue universalité de l'Histoire la voix muette des opprimés. Sans la réparation de leur malheur passé, l'universalité est un vain mot.

Le philosophe Reyes Mate précisera : "Il n'y a pas d'universalité qui vaille si elle doit avoir pour coût social le malheur ne serait-ce que d'un seul individu. La véritable universalité consiste à reconnaître l'actualité de l'injustice passée commise à l'encontre du plus insignifiant des êtres humains."

La tâche de l'historien révolutionnaire,  ou du philosophe, est, selon Mate, d'"affronter le passé, c'est à dire élaborer une théorie de la mémoire susceptible de garder vivante toute la part de revendication des générations passées". Benjamin ajoute : "Il existe un rendez-vous tacite entre les générations passées et la nôtre. Nous avons été attendus sur terre."

Il ne suffit pas d'acclamer le bonheur des vivants : il faut réparer le malheur des morts.

Le marxisme voit dans le prolétariat la classe détentrice de la puissance révolutionnaire. Il incarne le "sujet de l'Histoire", sa force ascendante. Benjamin, lui, plaide pour la faiblesse, pour les laissés-pour-compte, les victimes - il n'est pas loin d'approuver le message chrétien : "Lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort." Ainsi, contre le marxisme, il se prononce pour une utopie totale.

Au prolétaire héroïque il oppose le lumpen, mais aussi la putain, le flâneur - qui regarde mais n'achète pas - et le chiffonier qui fait les poubelles. Et il s'identifie au chiffonier qui, "au petit matin, rageur et légèrement pris de vin, soulève au bout de son bâton les débris de discours et les haillons de langage pour les charger en maugréant dans sa carriole, non sans, de temps en temps, faire sarcastiquement flotter au vent du matin l'un ou l'autre de ces oripeux baptisés "humanité", "intériorité", "approfondissement"".(pages 146 à 147)

Extrait de Manifeste incertain 1 de Frédéric PAJAK. Les Editions Noir Sur Blanc.187 pages.

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 22:12

Intouchables (novembre 2011) d'Eric TOLEDO et Olivier NAKACHE : hum! Un bon film du dimanche pour se donner bonne concience. BEURK!

Contagion (novembre 2011) de Steven SODERBERGH : un excellent thriller, mené de main de maître par SODERBERGH, sur le risque biologique.

Colorful (novembre 2011) de Keiichi HARA : un magnifique anime sur le suicide chez les adolescents, sans chichi, et avec la grande qualité de ne pas prendre les adolescents pour des idiots. Pédagogique. A ne montrer qu'à partir de 12-13 ans.

Le cheval de Turin (novembre 2011) de Béla TARR : le genre de film qui n'usurpe pas le môt de septième art. C'est tellement rare. Pour les amateurs du cinéma de l'est et des réalisateurs tels que TARKOVSKY, DREYER, BERGMAN...

Le chat potté (novembre 2011) de Chris MILLER : par le scénariste des Shreck. Honnête.

Bonsai (novembre 2011) de Christian JIMENEZ : une comédie gentillette sur fond d'amour et de création littéraire. Sympatique.

Un monstre à Paris (octobre 2011) d'Eric BERGERON : par le réalisateur de La route d'Eldorado et Le gang des requins. Sans grande originalité.

L'ours montagne (octobre 2011) de Esben Toft JACOBSEN : de la seconde qualité mais une histoire simple et écologique qui peut plaire aux enfants jusque 11 ans.

La permission de minuit (2011) de Delphine GLEIZE : un regard troublant et honnête sur la maladie, la mort, l'adolescence et la relation entre médecin et patients.

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (2004) de Brad SILBERLING : une honnête adaptation de la série littéraire qui semble ne pas avoir prit au cinéma. Pour les fans.

 

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 21:33

Auteur de La lettre écarlate, HAWTHORNE est un des premiers auteurs classiques de la littérature américaine. Contemporain de MERVILLE, THOREAU, WHITMAN, DICKINSON, TWAIN et JAMES, il influencera durablement la littérature du vingtième siècle avec FAULKNER, FITZGERALD, PYNCHON, CHEEVER, LOWELL, GADDIS, UPDIKE,...Ces contes et récits sont l'occasion d'une découverte de l'histoire américaine, de la période puritaine à la révolution. Mais également de nouvelles fantastiques et de récits autobiographiques. Une bien belle découverte que cette auteur, qui fait preuve d'une diversité étonnante quant à la forme et qui fut l'occasion de bien belles surprises. C'est une belle entrée en matière, avant de lire son oeuvre majeure.

Le site de l'éditeur et une découverte sur France culture.

 

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 21:00

Un OVNI que ce livre. Un bébé d'un an doté d'un cerveau au QI sur-développé, qui sait déjà lire et écrire. Il va faire l'objet de toutes les convoitises. C'est pour l'auteur un sujet propice à faire un essai philosophique et littéraire, sur une trame rocambolesque mêlant comédie - science-fiction - espionnage - policier. On peut regretter, sur la fin, l'emprise des notes de bas de page sur l'histoire proprement dite. A remarquer, avant le dénouement, un chapitre spécial comportant un canevas pour fabriquer une histoire, que je conseille à toutes personnes tentées par l'écriture.

Avis de Télérama

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 19:49

"Rêveur abimé dans le paysage"

Aprè l'armistice de 1918, dans l'Allemagne vaincue, les soldats français giflent les civils amassés sur les trottoirs, humiliés et saignés par le traité de Versailles. Ils s'en donnent à coeur joie et accaparent la nourriture, le bois, le charbon. A Paris, comme dans toute la France, on chante et on trinque, tandis que dans l'Allemagne aux frontières redessinées, chacun tente d'oublier la guerre absurde à laquelle il a obéi. Chômeurs, veuves, enfants, mutilés et soldats désoeuvrés envahissent les rues en criant haut et fort que plus jamais un affairiste, un politicien ou un officier ne rejouera une pareille bataille. La révolution allemande est en marche. Elle est vite écrasée.

En 1919, Ernst TOLLER, jeune bourgeaois pacifiste d'origine juive né en Prusse, participe à l'insurrection bavaroise avant d'être empoisonné. La même année, les leaders Jarl LIEBKNECHT et Rosa LUXEMBOURG sont assassinés. L'insurrection berlinoise et la République des Conseils de Munich sont réprimés dans le sang.

Engagé volontaire, TOLLER a combattu sur le front de l'Ouest un peu plus d'un an - "Voilà bien la guerre, dans toute sa brutale nudité, Guillaume II l'a qualifiée de "bain d'acier", les professeurs allemands disent qu'elle réveille les forces morales et la conscience du peuple."

Dans son livre Une jeunesse en Allemagne, dont il rédige la préface en 1933, "le jour où l'on a brulé mes livres", il raconte son engagement, cherche à expliquer la subite ascension d'Hitler au pouvoir en rappelant certains événements majeurs des années 1918 et 1919. Son livre s'en prend aux responsables de l'effondrement : républicains, révolutionnaires, syndicalistes, politicins et économistes qui tous ont pourri le peuple d'espoirs et de promesses : "Voilà bien le révolutionnaire allemand, débonnaire et inconscient, assis là en train d'additionner des chiffres et de contrôler des réserves, afin que tout soit en ordre quand il sera fusillé."

TOLLER n'épargne pas les écrivains qui se sont créés une image romanesque du prolétaire, pour finalement s'en désintéresser. Mais lui-même ne se défile pas : "Nous avons échoués, tous. Tous ont commis des fautes, tous sont coupables, tous ont fait preuve d'insuffisance. Les communistes tout autant que les socialistes indépendants. Notre engagement a été vain, le dévouement inutile, les travailleurs nous ont fait confiance, comment pouvons-nous maintenant assumer nos responsabilités vis-à-vis d'eux ?".

En 1933, déchu de sa citoyenneté, il quitte l'Allemagne pour Londres, puis New-York, où il se pend dans sa chambre d'hôtel le 22 Mai 1939.

C'est parce que les intellectuels n'ont pas su parler au peuple que celui-ci a succombé au fascisme. Ils ont laissé la place aux démagogues et aux journalistes.

Les intellectuels ne parlent qu'aux intellectuels, et à quelques politiciens qui leur donnent l'illusion d'avoir un mot à dire. Mais le peuple n'a que faire de leurs lubies. Il est un être opaque, une pulsation sourde qui bat à son propre rythme, s'interrompt soudain pour exploser, avant de revenir à son battement. C'est toujours lui qui bat la mesure. Le peuple : cette indicible entité qui résiste à toute définition, cette masse qui s'exalte dans la guerre et agonise dans la paix, qui semble parfois réclamer la vérité, voire incarner la "sagesse populaire", juste avant d'acclamer le pire. Le peuple est incompréhensible. Mais nous sommes tous le peuple et , en même temps, le peuple n'est pas nous. Il est un corps étranger. Les intellectuels ne font pas partie du peuple, puisqu' ils sont des intellectuels. Ils n'en sont pas l'élite, car ils ne le gouvernent pas, ne l'influencent pas. Qui est le peuple ?

Le peuple n'aime pas les pommes de terre : elle apportent la lèpre. Il faut que le roi de France lui-même consente à porter une fleur de patate sur sa couronne pour que le peuple mange enfin des pommes de terre.

Le peuple allemand aime Adolf HITLER, d'un amour sincère et irrésistible. Le peuple italien aime Bénito MUSSOLINI d'autant d'amour. Les peuples savent aimer leurs tyrans et se font eux-mêmes tyranniques. Les intellectuels qui se réclament du peuple voudraient être aussi tyranniques que lui. Ils sont prêts à collaborer avec le premier tyran venu.

Qui sait si un Reich millénaire ne reviendra pas un jour, à Berlin ou ailleurs, lorsque le peuple réclamera une nouvelle folie ? Tous les intellectuels du monde pourront bien se donner la main, ils n'y changeront rien.Même les intellectuels au service du fascisme ne servent à rien. On n'a jamais tué personne avec des mots. (pages 105 à 109)

 

Extrait de Manifeste incertain 1 de Frédéric PAJAK. Les Editions Noir Sur Blanc.187 pages.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 15:25

Conversation

Le porte-monnaie:

    Je suis d'une incontestable utilité c'est un fait

Le porte-parapluie:

    D'acord mais tout de même il aut bien reconnaître

     Que si je n'existais pas il faudrait m'inventer

Le porte-drapeau:

    Moi je me passe de commentaires

    Je suis modeste et je me tais

    D'ailleurs je n'ai pas le droit de parler

Le porte-bonheur

    moi je porte bonheur parce que c'est mon métier

Les trois autres (hochant la tête):

    Jolie mentalité!

Extrait de Paroles de Jacques Prévert - Edition FOLIO n° 55 - p 217

 

Le discours sur la paix

Vers la fin d'un discours extrêmement important

le grand homme d'Etat trébuchant

sur une belle phrase creuse

tombe dedans

et désemparé la bouche grande ouverte

haletant

montre les dents

et la carie dentaire de ses pacifiques raisonnements met à vif le nerf de la guere

la délicate question d'argent.

 

Extrait de Paroles de Jacques Prévert - Edition FOLIO n° 55 - p 220

 

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Published by alexlechti - dans Poésie
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