27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 17:41

Ca fait longtemps que je n'avais pas vu un  film aussi délirant. Un hommage au genre comique américain burlesque et celui de LUBITSCH, CAPRA, HAWKS mais aussi aux Monty Python et à EDWARDS avec "Party". C'est un continuel amusement : des situations absurdes, des dialogues surréalistes, des catastrophes comme s'il en pleuvait, des poursuites complètement loufoques et malgré tout réglées comme du papier à musique, dignes des plus grands burlesques. Du grand plaisir!

Fiche et avis de Télérama , L'oeil sur l'écran et Critikat.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 21:14

Kwaïdan (1964) de Masaki KOBAYASHI : histoires de fantômes par un des plus grand esthète du cinéma japonais. Une belle plongée dans l'art et la culture nippone.

La petite chartreuse (2004) de Jean-Pierre DENIS : une rédemption dans les montagnes neigeuses du massif de la Grande Chartreuse.

Piégé (2000) d'Antoine FUQUA : du film d'action policier efficace et comique. Sympathique.

Libera me (1993) d'Alain CAVALIER : le cinéma de l'épure et une belle oeuvre sur l'insoumission.

Tomboy (avril 2011) de Céline SCIAMMA : une oeuvre d'une grande justesse sur l'adolescence et l'identité. Educatif.

 Source code (avril 2011) de Duncan Jones : un film de science-fiction sur la possibilité de changer le futur pour lutter contre le terrorisme mais aussi son destin...?

Scream 4 (avril 2011) de Wes CRAVEN : dans la même veine que les précédents.

Rabbit hole (avril 2011) de John CAMERON MITCHELL : un très beau film sur le deuil joué avec sensibilité.

Essential killing (avril 2011) de Jerzy SKOLIMOWSKI : sur fond de centre tortionnaire illégal de la CIA, la traque hallucinante d'un prisonnier et son combat quotidien pour la survie.

Charly (2006) d'Isild LE BESCO : deux êtres à la dérive partagent quelques jours ensemble. Ils se quitteront enrichis de leur expérience. 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 16:00

Premier film d'Alain CAVALIER, il est le reflet d'une dualité politique française sur un canevas de film noir. Nous sommes seize ans après la fin de le deuxième guerre mondiale et le gouvernement de Vichy.  Les "évènements" algériens cristallisent la tension. L'extrème droite est active et l'OAS sera auteur de plusieurs attentats. Métaphoriquement, Alain CAVALIER, à travers les personnages de Clément et Paul, fait s'affronter deux polarités fortes de la France de 1961 et décide de privilégier la victoire de la gauche intellectuelle et ouvrière. Anne symboliserait la société française insouciante durant la période des trentes glorieuses et qui fasse à la guerre civile sur fond de guerre d'Algérie choisirait de prendre son destin en main, refuser la violence et choisir la paix du peuple de gauche. 

Alain CAVALIER s'affirme déjà à travers ce premier film comme un trublion du cinéma français. Il ne cède pas à la facilité. Sur un canavas de film de genre (film noir), il imprime déjà sa marque. Il prends son temps, une attention déjà forte est portée aux visages, le rythme est discontinue, le travail sur le noir & blanc (Pierre LHOMME, opérateur de BRESSON, MELVILLE, MARKER) participe magnifiquement à l'ambience dramatique. Jean-Louis TRINTIGNANT et Romy SCHNEIDER sont magnifiques.

Fiche , avis de Télérama , Critikat , DVD Classik (en complément, visionner le document de 10mn en fin d'article) , scènes commentées par le réalisateur et court-métrage de 5mn d'Alain CAVALIER intitulé "Faire la mort" ou les raisons pour laquelle il a arrêté de représenter la mort au cinéma.

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 14:32

Suite à un article de Charles BOWDEN publié dans Harper's magazine, Gianfranco ROSI décide d'en faire un documentaire. Et ça fait longtemps que je n'ai pas pris une claque pareil! C'est totalement bouleversant! Ce "tueur à gage" raconte vingt ans de sa vie au service du cartel de la drogue (recrutement - fonctionnement - opération) et démonte ainsi une grosse partie du système. A la crise de la quarantaine, il décide dans un premier temps d'arréter d'utiliser tous les expédients qui lui permettent d'être dans un état second et de faire son travail. Devenu la risée du clan et rétrogradé à un niveau de débutant, il décide de recommencer pour lui permettre d'avoir l'opportunité de puiser une partie de l'argent lors d'un échange. C'est sa condamnation et il le sait. Après avoir pu sauvé sa famille, il s'enfuit sans elle et va trouver refuge chez une personne de confiance. C'est là que lors d'une cérémonie religieuse, il s'effondrera totalement et redeviendra un être humain après avoir été un prédateur féroce vingt années durant. Il est maintenant sous le coup d'une mise à prix du cartel et son quotidien est la cavale.

Le tout est tourné dans une chambre d'hôtel dans laquelle il a déjà oeuvré. Il est recouvert de manière à ce que l'on ne voit jamais son visage. Il témoigne et illustre par des croquis sur un carnet à dessin. De temps en temps, il se lève et joue devant la caméra ce qu'il a vécu. La condession finale est d'une intensité mélodramatique bouleversante. Un instantanée de vérité humaine d'une grande universalité. Un traumatisme individuel effrayant quand on pense à tous les autres sicarios, mais plus généralement à tous ceux qui pour une raison ou pour une autre ont pour quotidien la mort violente comme compagnon. Comment accompagner ceux qui veulent s'en sortir, comment vivre après ça, comment la société doit elle répondre, pourquoi ne l'aide-t-on pas comme lanceur d'alerte, comment une société peut-elle autant être corrompue ? A suivre...

Fiche , avis de Télérama et présentation de Arte.

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Published by alexlechti - dans Documentaire
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 15:49

Elevé par une famille conservatrice où l'amour n'a pas de place, Peter, fils unique, fait ce qu'il peut pour être aimé par ses parents. Et tout ce qu'il reçoit, c'est punition, méprise et lâcheté, aggravé par le peu d'amour entre ses parents. Etouffant dans cet environnement familiale et soucieux de montrer à ses parents ce qu'il est capable de faire pour enfin espérer un peu d'amour, il se marie et s'installe à Munich. Maçon, il est embauché et malgré ses compétences, exploité car docile du fait de son incapacité à affronter l'autorité. Soucieux d'apporter tout le bonheur qu'il n'a pas connu si ce n'est celui de son père par l'intermediaire de l'argent, il décide d'offrir à sa femme tout le bonheur consumériste correspondant au standard de la société. C'est à coup d'endettement et de travail acharné qu'il y parvient mais la pression sociale devient de plus en plus forte. Basculant dans la folie, Il envisage le pire. Cest là que FASSBINDER lui donnera l'occasion de se libérer malheureusement par un acte terrible ce que symboliquement il n'aura pas réussit tout au long de ces années. Un film d'une très grande modernité dans son propos et dirigé de main de maître par un des plus grands réalisateurs européens d'après guerre.

En complément ou en introduction, je vous invite à découvrir un documentaire (en deux parties) sur la possible proximité du réalisateur et du protagoniste du film car il est un des plus aubiographique qu'il est fait.

Fiche et avis de L'oeil sur l'écran , Le Monde , Arte et Critikat.

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Published by alexlechti - dans Cinéma européen
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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 17:41

Inspiré des enquêtes du juge Ti qui se déroulent à la même époque, le scénario se veut une suite des aventures déjà parues en se déroulant après son incarcération et libération par la future impératrice Wu ZETIAN qui fut la seule impératrice de l'histoire chinoise. En cinéaste chevronné (environ cinquante films à son actif), Tsui HARK nous livre un subtil équilibre entre le policier et le film d'arts martiaux, entre la reflexion et l'action. Un bon moment à passer pour les fans de ce genre.

Fiche et avis de Télérama et L'oeil sur l'écran.

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 12:56

Très belle BD sur la vie, la mort, l'amitié, l'amour, la relation père-fils, le Brésil sous une forme scénaristique tout à fait originale : chaque chapître est relaté comme une chronique nécrologique d'un même pesonnage, Bras de Oliva Domingos, à différente période de sa vie. Et cela nous le rend d'autant plus touchant qu'il est fauché dans des moments intenses de sa vie. Et ce qui génial, c'est que nous le retrouvons ensuite, heureux qu'il vive encore, jusqu'au dernier chapître ou, contrairement aux autres, c'est lui qui choisi!

Blog des auteurs , site consacré exclusivement à cette BD , et avis de Télérama , Madmoizelle (avec entretien) , Bulles & onomatopées et Chezmo.

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Published by alexlechti - dans Bande dessinée
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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 12:26

Le Terrier, l'une des dernières nouvelles écrites par Franz Kafka, est celle où se mêlent avec le plus de violence l'issue inexorable d'une destinée tragique et une extraordinaire distanciation comique. L'humour noir atteint ici un paroxysme. Un troglodyte nous fait partager l'extrême ingéniosité de sa vie enterrée, et ce lieu de sécurité maximale devient celui de tous les dangers ; lieu où la paix du "chez-soi" devient mortelle : un tombeau pour l'éternité. - Présentation de l'éditeur - 

(date de publication : 20 janvier 1998)

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Published by alexlechti - dans Littérature
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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 19:54

Inspiré d'un crime d'honneur commis en Allemagne en 2005 et qui fût l'occasion d'un long débat de société, il est le portrait d'une femme dans son combat quotidien contre l'archaïsme religieux, le patriarcat, le machisme et pour la liberté de vivre et d'aimer pour être heureuse et épanouïe avec son enfant. L'interprétation de KEKILLI (Head on) est bouleversante. On pourra trouver la leçon peut-être un peu trop appuyée mais c'est avant tout une dénonciation qui veut marquer les esprits et face à cette sauvagerie, on peut difficilement rester de marbre. Réalisatrice donc à suivre...

Fiche , avis de Télérama et Critikat et entretien avec la réalisatrice.

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Published by alexlechti - dans Cinéma européen
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 16:58

Animal kingdom (avril 2011) de David MICHÔD : thriller familial tragédique à la mode COPPOLA ou GRAY. Pas mal pour un premier long métrage!

La dame sans camélia (1953) de Michelangelo ANTONIONI : illusion et désillusion d'une "ragazza" dans le milieu du cinéma italien des années 50. Pas un chef d'oeuvre mais la patte d'un de mes réalisateurs préférés sur la femme.

The wicker man (1973) de Robin HARDY : un surprenant film qui sur fond de genre policier à la mode hippie est la confrontation théologique entre un policier, autorité d'état mais aussi chrétien intégriste,  et la communauté d'une île à la tradition païenne celtique. Un film devenu culte qui fera l'objet d'un remake avec Nicolas CAGE beaucoup plus anodin.

Limite (1931) de Mario PEIXOTO : film historique du cinéma brésilien, c'est à un véritable manifeste esthétique et formel auquel nous assistons sur fond de dérive au propre et au figuré de trois personnages. Du cinéma poétique!

The world (2004) de Jia ZHANG-KE : par le réalisateur de "Stille life" et "A touch of sin", une vision réaliste de la Chine contemporaine sur fond de décor de pacotille à travers l'histoire d'un couple et de leurs proches. Parfait!

Presque célèbre (2000) de Cameron CROWE : comédie douce-amère sur le journalisme, les starlettes et le milieu rock dans les années 70. Pas désagréable.

Le fils de la mariée (2001) de Juan José CAMPANELLA : très belle comédie familiale et romantique. Du baume au coeur!

Manon (1949) de Henri-Georges CLOUZOT : dans le pur style CLOUZOT, l'adaptation de "Manon Lescaut" sur fond d'après guerre et du drame des juifs à la recherche de la terre promise.

Model shop (1969) de Jacques DEMY : Los Angeles vu par le réalisateur Jacques DEMY ou la "french touch" de la nouvelle vague en Amérique : forcément particuliers et inimitable, avec la magnifique Anouk AIMEE. Un film rare et beau.

A ma soeur! (2000) de Catherine BREILLAT : vision radicale et trash de la première fois en termes sexuel sur fond de critique sociale et de dénonciation de la domination masculine, en famille et dans la société. Sans concession!

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