21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:11

L'histoire entremélée de Buster KEATON et d'Henri, deux garçons qui malgrés les chutes innombrables et les coups reçus se relèvent toujours, refusant de se laisser briser. Une femme, fascinée par Buster Keaton, décide d'aller aux Etats-Unis à la découverte de ces lieux de vie passée et nous raconte ses débuts jusque sa mort. Et petit à petit, l'histoire du maître entre en résonnance avec celle du demi-frère de la narratrice, Henri, adopté et handicapé dont elle raconte également sa première rencontre jusque sa vie d'adulte accompli, amoureux et papa. Deux destins incroyables racontés avec sobriété, finesse, tendresse par Florence SEYVOS que je vous invite à écouter ici parler de son livre.

Avis de Télérama ; Revue Esprit et le blog de L'école des lettres.

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 19:57

The tree of life (mai 2011) de Terrence MALICK : magnifique d'un point de vue sensible mais la part belle faite à la création divine en fait une oeuvre beaucoup trop prosélytiste. Voir tous ces films précédents.

La conquête (mai 2011) de Xavier DURRINGER : de facture assez classique, l'ascension de SARKOSY, de son premier poste à l'intérieur jusqu'à la conquête de la présidence. Pour découvrir l'envers du décor.

Jennifer's body (2009) de Karyn KUSAMA :  film de vampire d'honnête facture qui pour une fois ne prends pas trop les ados pour des cons. Pour les amateurs du genre.

De beaux lendemains (1997) de Atom EGOYAN : trés sensible adaptation du livre du même nom de Russel BANKS. Donne envie de le lire!

Roman de gare (2007) de Claude LELOUCH : un policier original dans le milieu littéraire. Pas trop mal pour du LELOUCH.

Mariage tardif (2001) de Dover KOSASHVILI : critique sociale de la société israëlienne, un point de vue originale que celui de l'homme. Un casting excellent.

Andreï Roublev (1966) de Andreï TARKOVSKI : attention, on touche ici au Cinéma avec un grand C. Un des grand réalisateurs de tous les temps. Le cinéma porté à un niveau philosophique. Deuxième film du maître. Il faut tous les voir!!!!

Nightfall (1957) de Jacques TOURNEUR : cinéaste français qui aura marqué le genre du film noir américain par sa touche unique. Pour les amateurs du genre.

Allô...brigade spéciale (1962) de Blake EDWARDS : avant de faire partie des maîtres du genre comique délirant, il se frotta également au genre du western et du policier comme ici. Et avec quel brio! Ce film inspira LYNCH et fut un des précurseurs du "slasher movie".

Printemps dans une petite ville (2002) de Tian ZHUANGZHUANG : remake du même nom d'un classique du cinéma chinois, c'est à un magnifique trio amoureux auquel nous assistons sur fond de Chine traditionnelle d'après guerre. Pour les amateurs du genre.

La pecora nera (avril 2011) de Ascanio CELESTINI : "la brebis galeuse" en français, comédie douce amère dans le milieu psychiatrique et un beau film sur les égarés de la vie.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 19:28

J'en ai lu que les trois premiers tomes mais je n'attends pas de tous les lire pour vous dire tout le bien que je pense de cette série. C'est d'abord une belle histoire d'amitié entre enfants adolescents avec la particularité de deux d'entre eux qui sont des enfants de la mer. Plusieurs univers : 1- la relation d'un adolescent, Ruka, avec ses parents divorcés. 2- deux enfants de la mer, Umi et Sora, qui font l'objet d'une étude scientifique. 3- d'étranges phénomènes se déroulent en mer en lien avec les trois adolescents. 4- la mer, mère de notre monde. Et tous cela s'imbrique pour former une histoire pleine de poésie, de fantastique, de philosophie, de mystique, de relations humaines, d'intrigues qui font de ce manga une oeuvre originale révélatrice de la relation particulière que la culture japonaise entretien avec la nature et notamment la mer, et cela depuis des siècles. Envoutant!

Avis de Télérama ; IDDBD et le blog d'Argali.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 20:16

Ma première série depuis mes années ado! C'est peu dire que cela fait depuis longtemps! Et c'est de la bonne! La grande classe. Parmi les producteurs, SCORCESE lui-même qui a réalisé le premier épisode. Des acteurs de haut niveau tel que Steve BUSCEMI, un soin tout particuliers porté aux costumes et décors pour coller au plus prés de la réalité historique de cette époque des années 20 , celle de la prohibition qui fut le ferment d'une corruption à tous les étages et le développement du banditisme à travers des personnages célèbres tels que Al CAPONE, Lucky LUCIANNO, Meyer LANSKY. C'est plein de fureur, d'amour, de violence, d'intrigues. La série complète est constituée de cinq saisons pour un ensemble de 41 épisodes. Je vous invite à voir si vous êtes curieux d'histoire ma playlist vidéo spéciale "Boardwalk empire" et découvrer entre autres les speakeasy de l'époque.

Pour en savoir plus sur les saisons : Allociné & Télérama.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 19:09

Quatrième de couverture : L'humanité est aujourd'hui à la croisée des chemins : la mondialisation, sous l'emprise du capitalisme financier, a révélé sa fragilité tandis qu'on assiste à la montée des périls : conflits ethniques, religieux et politiques, dégradation de la biosphère, accroissement des inégalités et de la misère à l'échelle du globe. Cette voie est donc sans issue.

Dans ce livre, l'auteur propose d'explorer une autre voie, seule à même de nous permettre de retrouver une cohérence, un sens et un avenir. Elle passe par une multitude d'initiatives d'ores et déjà mises en oeuvre aux quatres coins du monde, mais qui sont encore isolées et invisibles.

Comment fédérer dans une voie nouvelle les voies de la réforme de l'éducation, de la réforme écologique, de la réforme politique, de la réforme économique, des réformes de société et des réformes de vie ? Ce livre propose une utopie concrète à l'horizon de nos actions qui fait plus que sembler désirable. Elle s'impose comme une urgence indispensable.

Et personnellement, c'est une des raisons, avec la volonté démocratique de fonctionnement, pour laquelle j'ai adhéré à Nouvelle Donne car il est le seul parti qui porte cet espoir de part la sociologie de ses adhérents et son programme. Les membres fondateurs sont d'ailleurs pour une partie des proches d'Edgar MORIN.

Avis de Rue 89 , L'humanité , Le Monde et vidéo.

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 21:15

The red riding trilogy 1974 (2009) de Julian JARROLD : tiré d'une quadralogie de l'auteur David PEACE, réduit à trois pour le cinéma faute de financement, celui-ci est un hommage au cinéma des années 70 style à la POLLACK, COPPOLA, LUMET. Du film noir, très noir comme je les aime. Ici, une interview du réalisateur de cet opus (pensez à mettre les sous-titres en français si besoin!).

The red riding trilogy 1980 (2009) de James MARSH : le plus noir des trois. Machiavélique! C'est certainement le plus maîtrisé en termes de réalisation. Ici, un petit making of offert par bibi!

The red riding trilogy 1983 (2009) de Anand TUCKER : bas là, ça y est c'est le dénouement. De facture plus classique. Ici, les coulisses du tournage. Je vous gate, hein!

L'âge de glace (2002) de Chris WEDGE & Carlos SALDANHA : Et oui, je me suis taper les quatre!! Mort de rire! Opus 1. Découverte de ces merveilleux compagnons de rires aux éclats dont notamment Scrat et Sid. Un film devenu culte non !? En tout cas, ici, un forum pour les fans.

 L'âge de glace 2 (2005) de Carlos SALDANHA : Hé oui, il l'a réalisé tout seul! Le délire continue avec l'apparition notamment des deux opposums, complices pour faire les pires bêtises! Ici, un autre forum. On sait jamais, si l'autre ne vous suffit pas!

L'âge de glace 3 (2009) de Carlos SALDANHA & Mike THURMEIER : un bon délire avec des dinosaures. Bon là, c'est vrai qu'on commence à faire dans le pastiche. Ici, un hommage à SPIELBERG, une des aventures de Scrat la plus longue toujours aussi folle et désopilante et une belette borgne complètement givré dans sa tête à force de vivre avec les dino!

L'âge de glace 4 (2012) de Mike THURMEIER & Steve MARTINO : où on retrouve la famille de Sid qui l'abandonne encore mais qui lui laisse sa grand-mère pleine de ressource, un hommage au film de pirates, le club qui s'agrandit et Scrat toujours aussi délirant. Le 5 prévu pour 2016!

Himalaya, le chemin du ciel (2008) de Marianne CHAUD : documentaire qui nous fait partager le quotidien d'un enfant moine, au monastère et dans sa famille. Magnifique!

La femme aux cigarettes (1948) de Jean NEGULESCO : je crois qu'il n'y a pas une seconde où on ne voit pas des acteurs fumés! Film noir de facture classique. Pour WIDMARK qui s'affirmera dans les films suivant et LUPINO, à la voix et ses chansons si particulières.

Berlin calling (2008) de Hannes STÖHR : interprété par Paul KALKBRENNER, DJ allemand, une découverte du monde d'un DJ à Berlin. Pas mal.

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 17:51

C'est par son intermédiaire que je découvre l'écriture de Jean ECHENOZ.

Extrait : [...L'autobus était presque vide lorsqu'il s'assit au fond à gauche où deux banquettes se regardaient, près de la fenêtre dans le sens de la marche. Sur le siège qui lui faisait face Vito posa son sac, une sacoche taillée dans un matériau fripé, bouilli, dernier état du cuir avant le carton. Chaque fois qu'il avait du se servir du sac, Vito s'était demandé à quelle pauvre bête frileuse et mal-aimée, de santé fragile et d'espèce prochainement éteinte, pareille matière avait bien pu servir d'abord de peau.

...Par temps clair, parmi le traffic réduit, une quiète ambiance de safari photographique régnait dans le véhicule, l'heure étant idéale pour observer toute sorte de salariés lâchés sur les trottoirs pour y chasser leur nourriture, parfois y déployant leurs parades amoureuses. L'orsqu'on franchit la Seine, l'astre au milieu du ciel de mars tâchait pâlement de s'y refléter avant d'y être bu.[

Poésie urbaine sur fond d'histoire d'espionnage. Au fil des chapîtres, tout le monde espionne tout le monde. Des personnages tout ce qu'il y a de plus naturel. Chacun fait son travail comme il peut, la routine. Mais on s'y attache finalement tellement il semble proche de nous, du quidam. Alors oui, bien sûr, il y aura de l'amour, de la bagarre, de la poursuite, une séquestration, une libération, une équipe d'espion, des rebondissements,etc. mais là n'est pas le principal. L'auteur s'attache plus à nous faire partager ses personnages à travers leurs états d'âmes et l'environnement dans lequel ils évoluent à tel point que les passages de pure action deviennent secondaires. Une belle entrée pour découvrir cette auteur.

Avis d'un blogeur.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 17:41

Ca fait longtemps que je n'avais pas vu un  film aussi délirant. Un hommage au genre comique américain burlesque et celui de LUBITSCH, CAPRA, HAWKS mais aussi aux Monty Python et à EDWARDS avec "Party". C'est un continuel amusement : des situations absurdes, des dialogues surréalistes, des catastrophes comme s'il en pleuvait, des poursuites complètement loufoques et malgré tout réglées comme du papier à musique, dignes des plus grands burlesques. Du grand plaisir!

Fiche et avis de Télérama , L'oeil sur l'écran et Critikat.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 21:14

Kwaïdan (1964) de Masaki KOBAYASHI : histoires de fantômes par un des plus grand esthète du cinéma japonais. Une belle plongée dans l'art et la culture nippone.

La petite chartreuse (2004) de Jean-Pierre DENIS : une rédemption dans les montagnes neigeuses du massif de la Grande Chartreuse.

Piégé (2000) d'Antoine FUQUA : du film d'action policier efficace et comique. Sympathique.

Libera me (1993) d'Alain CAVALIER : le cinéma de l'épure et une belle oeuvre sur l'insoumission.

Tomboy (avril 2011) de Céline SCIAMMA : une oeuvre d'une grande justesse sur l'adolescence et l'identité. Educatif.

 Source code (avril 2011) de Duncan Jones : un film de science-fiction sur la possibilité de changer le futur pour lutter contre le terrorisme mais aussi son destin...?

Scream 4 (avril 2011) de Wes CRAVEN : dans la même veine que les précédents.

Rabbit hole (avril 2011) de John CAMERON MITCHELL : un très beau film sur le deuil joué avec sensibilité.

Essential killing (avril 2011) de Jerzy SKOLIMOWSKI : sur fond de centre tortionnaire illégal de la CIA, la traque hallucinante d'un prisonnier et son combat quotidien pour la survie.

Charly (2006) d'Isild LE BESCO : deux êtres à la dérive partagent quelques jours ensemble. Ils se quitteront enrichis de leur expérience. 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 16:00

Premier film d'Alain CAVALIER, il est le reflet d'une dualité politique française sur un canevas de film noir. Nous sommes seize ans après la fin de le deuxième guerre mondiale et le gouvernement de Vichy.  Les "évènements" algériens cristallisent la tension. L'extrème droite est active et l'OAS sera auteur de plusieurs attentats. Métaphoriquement, Alain CAVALIER, à travers les personnages de Clément et Paul, fait s'affronter deux polarités fortes de la France de 1961 et décide de privilégier la victoire de la gauche intellectuelle et ouvrière. Anne symboliserait la société française insouciante durant la période des trentes glorieuses et qui fasse à la guerre civile sur fond de guerre d'Algérie choisirait de prendre son destin en main, refuser la violence et choisir la paix du peuple de gauche. 

Alain CAVALIER s'affirme déjà à travers ce premier film comme un trublion du cinéma français. Il ne cède pas à la facilité. Sur un canavas de film de genre (film noir), il imprime déjà sa marque. Il prends son temps, une attention déjà forte est portée aux visages, le rythme est discontinue, le travail sur le noir & blanc (Pierre LHOMME, opérateur de BRESSON, MELVILLE, MARKER) participe magnifiquement à l'ambience dramatique. Jean-Louis TRINTIGNANT et Romy SCHNEIDER sont magnifiques.

Fiche , avis de Télérama , Critikat , DVD Classik (en complément, visionner le document de 10mn en fin d'article) , scènes commentées par le réalisateur et court-métrage de 5mn d'Alain CAVALIER intitulé "Faire la mort" ou les raisons pour laquelle il a arrêté de représenter la mort au cinéma.

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