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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 18:48

Le sergent noir (1960) de John FORD : par un des maîtres du western, une fable humaniste, en plein combat contre la ségrégation. 

Wonderful town (2007) de Aditya ASSARAT : un magnifique film sur la Thaïlande post-tsunami. Et qui pointe de manière subtile que la catastrophe naturelle est loin d'être la plus dévastatrice.

A bout de course (1988) de Sidney LUMET : un sujet très rarement évoqué : celui de l'exil dans son propre pays pour raison politique. Et de manière plus symbolique, la difficulté de laisser ses enfants s'épanouïr et vivre leur propre vie.

Les ruelles du malheur (1948) de Nicholas RAY : polar dénonçant le déterminisme social et la cruauté d'une middle class  possédant l'arme de la peine de mort.

1950-1990 : le scandale des armées secrètes de l'OTAN par Emmanuel AMARA : documentaire sur la guerre froide et ses conséquences en Europe. Implacable et nécessaire. Pour le voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=Z7LmCs51Z5g

Woman on the beach (2006) de Hong SANG-SOO : l'anti-romantique par excellence ou la complexité des rapports amoureux.

Un amour de jeunesse (juillet 2011) de Mia HANSEN-LOVE : comme ses deux films précédents, une grande finesse d'observation de l'adolescence et de ses sentiments.

The trip (juillet 2011) de Michael WINTERBOTTOM : un bijou de comédie anglaise.

Lourdes (juillet 2011) de Jessica HAUSNER : "Le miraculé" version réalisatrice. Plus subtil, plus fantastique. Une curiosité.

Les contes de la nuit (juillet 2011) de Michel OCELOT : un voyage international au pays des contes. Une oeuvre à vertu pédagogique pour donner ensuite le goût de lire des contes de tous les pays. Pour les jeunes enfants.

 

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 14:19

Voilà une bien belle surprise de la comédie américaine! Et une finesse de l'observation de la société intelligente d'une grande vérité à notre époque. Le téléphone et Internet principal vecteur de communication, à tel point qu'ils ne se rencontrent pas, même quand l'intention y est! Et une des particularités, en plus de celles que je vous invite à découvrir dans l'article de Télérama , c'est que le réalisateur après ce film n'a pas fait grand chose alors que le talent est là! Si quelqu'un à une réponse, je prend!! En tout cas, cela fait parti pour moi des joyaux de la comédie américaine avec des scènes inoubliables!

Fiche technique

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 21:24

The murderer (juillet 2011) de Na HONG-JIN : sur un fond social, un thriller sanglant et nerveux par le réalisateur de "The chaser" que j'ai préféré. Mais il vaut largement le coup!

Chico et Rita (juillet 2011) de Fernando TRUEBA & Javier MARISCAL : très belle adaptation de la BD. Sur fond d'une histoire d'amour, un bel hommage rendu à la musique cubaine des années 50.

Absent(juillet 2011) de Marco BERGER : Bof!

Là-haut (2009) de Pete DOCTER et Bob PETERSON : une petite merveille de Pixar. Sur le sujet rarement évoqué frontalement de la vieillesse et de la mort. Pour toute la famille!

Wonderful days (2004) de Kim MOON-SAENG : un scénario relativement conventionnel mais une belle réussite en terme d'animation. 

La piste des géants (1930) de Raoul WALSH : un des grands classiques du western. Une maitrise spectaculaire des grands espaces. Un document culturel.

Doux oiseau de jeunesse (1962) de Richard BROOKS : Tennessee WILLIAMS adapté une nouvelle fois au cinéma par un de ses meilleurs. Une perle!

The station agent (2003) de Thomas McCARTHY : une sensible comédie à l'américaine sur les éclopés de la vie.

Aimée et Jaguar (1998) de Max FARBERBOCK : inspiré d'une histoire vrai, une histoire d'amour interdite au temps du troisième Reich ou une condition de la communauté lesbienne durant la seconde guerre à Berlin.

John McCabe (1971) de Robert ALTMAN : dans le pur style du western désenchanté des années 70. Comédie douce amère mélant absurde, tragique et poésie. J'adore!

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 13:09

Ce court récit (63 pages) (22ème de l'intégrale de ses oeuvres chez Babel sous la traduction de MARKOWICZ) est une récréation que l'auteur se permet durant l'écriture de Crime et châtiment et Le joueur. Il est une farce féroce contre le capitalisme, le voyeurisme, l'individualisme et la société bourgeoise.

Si vous désirez, vous pouvez ici accéder à un avis ainsi qu'un téléchargement en livre audio.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 20:29

Comme "Johnny s'en va-t-en guerre" de TRUMBO ou "La nuit du chasseur" de LAUGHTON, ce film est unique dans son genre et le seul réalisé par KASTLE. C'est le regard personnel et original d'un compositeur d'Opéra qui obnibulé par un fait divers dont il a suivi le procés en a écrit un scénario collant au plus près de la réalité des compte-rendus d'audiences. SCORCESE un premier temps prévu mais finalement n'yant pas la même approche que lui, il décide malgré lui de le réaliser. Et pour un coup unique, c'est un coup de maître. Voilà le résultat d'un artiste attentif au cinéma de son époque qui inspiré en fait une oeuvre artistique à sa propre sensibilité. On y trouve un cocktail de cinéma vérité dans le désir de ne pas prendre parti pour l'un ou l'autre des protagonistes, une utilisation de la musique classique déroutante, une économie de moyens qui lui permet de se concentrer sur l'essentiel, de faire preuve d'originalité et donne une liberté d'interprétation et de réalisation. On pense à "Psychose" d'HITCHCOCK et "Les morts-vivants" de ROMERO. Devenu film culte, je vous invite à visionner un entretien au sujet de son film (environ 8mn) et une perspective historique sur les tueurs en série par Serge BOURGOIN qui nous permet d'en apprendre beaucoup sur le couple.

Fiche et avis de DVD Classik et Télérama.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 22:47

Les années du christ (1967) de Juraj SYKORA : la nouvelle vague, explosion artistique qui inonda le monde de sa liberté formelle ici exprimée par le cinéaste slovaque qui subira les foudres de la censure normative de la chappe de plomb des pays de l'est frère de l'Union soviétique. Un réalisateur qui comptera. Pour les cinéfils et amateurs d'art.

La ballade de l'impossible (Mai 2011) de Tran Anh HUNG : adaptation du livre de MURAKAMI, classique mais réussie car donne envie de lire le livre. Pour les romantiques.

Gianni et les femmes (Juin 2011) de Gianni di GREGORIO : Bof! Ne suis pas allé jusqu'au bout par manque d'intérêt pour le personnage.

Lenny and the kids (2008) des frères SAFDIE : révélation Sundance, une oeuvre touchante sur l'amour d'un père borderline pour ses enfants.

Les inconnus dans la ville (1955) de Richard FLEISCHER : par un des maîtres d'Hollywood, un événement extraordinaire secoue une petite ville américaine. Il est l'occasion pour le cinéaste d'un portrait désanchanté d'une société américaine. Un petit chef d'oeuvre.

Tuez Charley Varrick! (1973) de Don SIEGEL : Film qui inspira à TARANTINO son Pulp Fiction, par un des maîtres du polar moderne, rythmé et violent et qui avec le personnage Inspecteur Harry lancera la carrière d'EASTWOOD à Hollywood et sera également un de ses grands inspirateurs. De la belle ouvrage!

 

L'autre 8 Mai 45 (2008) par Yasmina ADI : on fête la France libérée pendant que l'autre côté, on massacre à Sétif, en Algérie. Un documentaire historique utile.

Répulsion (1965) de Roman POLANSKI : Interprétation remarquable de Catherine DENEUVE d'une schizophrène que l'on suit, de son zénith jusqu'à sa lente et inexorable nuit de l'esprit. Une parfaite maîtrise du noir et blanc au service de l'angoisse. Du grand Polanski!

Règlement de comptes (1953) de Fritz LANG : une vision très désenchantée de l'Amérique par un des maître du cinéma mondial. Forcément bon!

Le trésor du pendu (1958) de John STURGES : une confrontation entre deux hommes qui n'est pas sans rappeler celle qui fera les délices du western italien. Pas si mal!

 

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 20:21

Extrait éd.Ithaque, 2014 [p137-139] : Rendons alors la parole à Sade : [... Il est saisissant de constater combien, pour les hommes de Bien, l'infini est bon marché et la récompense inéluctable. Il fait absolument sens pour eux d'être moral, parce que les tendances au Bien qui les animent les dépassent, s'étendent au-delà de leurs existences finies et misérables, et touchent à une humanité sans cesse à venir. Ils en viennent à confondre l'espoir sans lequel ils ne pourraient subsister avec une finalité réellement inscrite dans l'ordre des choses. Et leur confiance imbécile dans leur essence leur a permis jusqu'ici de traiter le Mal comme un simple accident de parcours. Ils "savent", du moins idéalement, pour quoi ils meurent et, à défaut de Ciel, ils ont inventé le Sens.

Toutefois, accordez seulement un regard à ces travaux, de plus en plus nombreux, de plus en plus convaincants, qui montrent, courbes et chiffres à l'appui, que ladite humanité n'en a plus pour un temps infini, mais peut-être à peine quelques siècles, un ou deux milliers d'années au plus. Ne haussez pas les épaules, lisez-les! Quand la mer sera sans poissons et le ciel sans oiseaux, quand tout ce qui pousse ou respire se révélera difforme ou empoisonné, quand les prétendus téléologies naturelles et les excellences de toutes sortes que vous admirez tant se seront révélées pour ce qu'elles sont, des hasards fugitifs et fragiles, dans un jeu aveugle des éléments matériels où il n'importe pas plus à la Nature de susciter une multitude d'espèces bariolées que d'étaler une morne bouillie grisâtre à la surface des rochers nus, quand les gens affamés, écrasés sous les édifices politiques injustes et de plus en plus boiteux que la pénurie et l'insécurité auront multipliés, commenceront à s'entre-tuer pour les dernières richesses, puis pour leur apparences, puis pour les ultimes moyens de survie, et finalement pour rien, alors mes divagations prendront une autre portée. Jusqu'ici, Sade n'était pour vous que le nom d'un vertige. c'est  curieux, disiez-vous, mais presque tout ce qu'on peut dire en faveur du Bien, on peut l'inverser, et en faire un argument en faveur du Mal. Vous vous sentiez cependant à l'abri. C'était un jeu de l'esprit, à moitié convaincant, et à la pulsion de mort vous semblait suspendue à un artifice poétique, à une rhétorique du Négatif sans prise sur la réalité. L'homme, c'est vrai, n'a pas forcément une "bonne nature". Mais, même si sa nature est souvent mauvaise, il en a encore une, et donc des finalités, des modalités spécifiques de vie, bref, il a sa place prévue dans le Tout. Et cela vous rassurait. En prenant peu à peu conscience que l'humanité voit sa mort approcher dans l'histoire, qu'on ne parle plus de son extinction comme une disparition asymptotique à l'échelle des astres, mais que, peut-être, il coulera moins de temps entre le dernier des humains et nous qu'entre nous et, disons, le Christ, une autre possibilité va concrètement s'esquisser. Ce qui n'était qu'un vertige moral, voire littéraire, se changera en une option pratique de plus en plus séduisante. Plus la fin de tout sera proche, et plus l'unique choix de raison sera pour les hommes,  d'ailleurs chaque jour moins nombreux, d'en tirer les jouissances les plus atroces, les plus démentes, les plus excessives. Et que feraient-ils d'autres, dans leur désespoir, qui soit plus passionnant ? Le bien ? Mais, je vous le demande, pour qui, pour quoi, et au nom de quel "principe naturel" ? Parce qu'il se suffit à lui-même, et que le mérite, comme on dit aux petits enfants, est sa propre récompense ? Mais alors, pourquoi en êtes-vous là, à ce point de déchéance ? Qui d'autre que vous, sous la seule impulsion de l'avidité et du mépris de l'avenir a mis le monde dans l'état effroyable où il est, en sorte qu'il vous refuse maintenant ses secours ? Comme une vaine commémoration des héros moraux d'autrefois (puisque le futur, c'est à dire la condition du sens et de la reconnaissance, n'existera bientôt plus pour personne) ? Ce culte vous ennuiera vite. Guerres et injustices, en revanche, qui se produiront déjà spontanément en nombre sous le coup de la misère ou de la peur,  offriront à foison l'opportunité de voluptés cruelles. Car tout le monde ne voudra pas se laisser mourir. Beaucoup, sans doute, voudront d'abord tuer - en grand. L'exemple de leur perversité sera communicatif. Ses effets, raffinés ou brutaux, causeront du moins le besoin d'y répondre à l'envi, voire de les devancer avant de s'en trouver soi-même la victime. Avant de tuer, on se permettra donc l'inconcevable. Chacun de mes supplices, tous mes excès de lubricité connaîtront une seconde jeunesse. on en inventera d'autres, que mon seul regret est de ne pas avoir devinés. Ce sera le vrai triomphe de l'égoïsme. les derniers individus, pour qui la mort aura une signification d'une amertume qu'elle n'a jamais eue pour aucun de ceux qui les ont précédés depuis les débuts de l'humanité, se tourneront avec férocité contre leur prochain. Et le reste de société criminelles qu'ils formeront ne leur offrira rien de plus (et bien malgré eux!) que les moyens de se nuire plus redoutablement les uns aux autres. Alors, sur un dernier monceau de cadavres, au milieu des cendres et des ruines, dans une nature définitivement ravagée, enfin sûr de ne survivre dans la mémoire de personne, je me dresserai, le Dernier. Et mon visage, scrutez-le bien, sert de miroir où chacun d'entre vous se reflète déjà, sans le savoir.

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Published by alexlechti - dans Littérature
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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 20:20

Cette BD autobiographique est d'une sincérité exemplaire. Chester BROWN partage avec ses lecteurs son cheminement affectif et intellectuel pour en arriver à fréquenter des prostituées (escort girl), son vécu avec elles, les réactions et commentaires de son entourage proche et enfin, en appendices et notes, ses réflexions et propositions sur la prostitution à travers son vécu et un droit de réponse à tous les protagonistes de la BD. Une honnêté exemplaire. Il n'est pas seulement sujet à positionnement sur la prostitution mais plus globalement sur la relation amoureuse, la relation humaine dans une société capitaliste où l'argent et le commerce sont des paradigmes fondateurs et essentiels, l'hypocrisie de nos sociétés occidentales dont la prostitution comme d'autres tabous sont des paravents souvent tendus pour cacher des actes et pensées bien plus immoraux et dévastateurs.

Avis de Madmoizelle ; Le Monde ; du9 et Chronikart.

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Published by alexlechti - dans Bande dessinée
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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 20:14

Les annales de Pétersbourg

Extrait 1 : pages 30 & 31

Le soleil lui-même, qui était parti, la nuit durant, aux antipodes suite à on ne sait quelles raisons les plus impérieuses et qui revenait aussi vite qu'il pouvait avec un sourire si accueillant, un amour si somptueux pour embrasser son grand enfant malade et trop gâté, s'était arrêté à mi-chemn ; il regardait avec stupeur et compassion le ronchon mécontent, l'enfant bilieux, livide, et il se couche tristement derrière des nuages de plomb. Un seul rayon clair et joyeux, comme s'il avait gagné le droit de se rendre chez les gens, s'envole allègrement, pour un instant, hors des ténèbres violettes, se met à jouer allègrement sur les toits des immeubles, brille sur les murs obscurs et humides, se fragmente en mille étincelles dans chaque goutte de pluie, et disparaît, comme vexé de sa propre solitude - il disparait comme une exaltation inattendue, qui fait irruption par surprise dans la sceptique âme slave, exaltation qui lui fera honte à elle-même tout de suite après, et qu'elle ne reconnaîtra plus. Immédiatement, on voit se répandre sur Pétersbourg une pénombre des plus ennuyeuses. Il était une heure de l'après-midi et l'horloge de la ville, semblait-il, elle-même, ne pouvait pas comprendre de quel droit on la forçait à battre une telle heure dans une pareille obscurité.

Extrait 2 : pages 16 & 17

Un propriétaire racontait avec une grande fougue qu'il ressentait de l'amour envers l'humanité et à quel point il se sentait pénétré par les besoins du siècle.

- Tenez, mon bon monsieur, mes domestiques, ils se divisent en trois catégories, racontait-il. Les serviteurs enciens, vénérables, qui ont servi mon père et mon grand-père fidèlement et sans reproche, forment la première catégorie. Ils vivent dans des pièces lumineuses, propres, avec tout le confort, et mangent ce que mangent les maîtres. La deuxième catégorie, ce sont des serviteurs ni vénérables, ni émérites, mais, quoi, des gens convenables ; je les tiens dans une pièce claire commune, et tous les jours de fête, ils ont droit à des tourtes. La troisième catégorie, ce sont des canailles, des gredins et des voleurs de toutes sortes ; eux, je ne leur donne pas de tourtes, et le samedi, je leur enseigne la morale. Les chiens n'ont que ce qu'ils méritent! Des gredins, je vous dis!

- Vous en avez beaucoup de la première catégorie ? demanda-t-on au propriétaire.

- Ma foi... à vrai dire... répondit-il avec un certain trouble, pas encore un seul... les gens, ce sont des bandits et des voleurs... personne qui mérite votre philantropie.

Extrait 3 :  pages 66 et 67

D'où vient, par exemple, ce développement qu'a pris chez nous une habitude des plus détestables (utile, certes, sait-on jamais, dans notre économie générale) - de toujours, souvent sans la mondre nécessité, comme ça, par routine, vérifier, et comme de trop soupeser nos impressions, de soupeser parfois un plaisir qui n'est encore qu'à  venir, futur, qui ne s'est pas encore réalisé, de l'apprécier et de s'en satisfaire à l'avance, en rêve, de se satisfaire de la fantaisie et , naturellement, d'être ensuite incapable de la chose elle-même ? Nous dépiautons, nous disséquons toujours la fleur pour mieux sentir son parfum, et nous rageons de voir ensuite que pour tout aromate, il ne nous reste qu'un mirage. Et portant, il serait difficile de dire ce qui nous arriverait si nous n'avions pas ne fût-ce que ces quelques jours dans toute l'année et si la diversité des phénomènes de la nature n'étanchait pas notre soif toujours inextinguible d'une vie naturelle, immédiate. Comment ne pas se sentir épuisé, à la fin, comment ne pas tomber dans l'impuissance, quand nous sommes toujours en quête de sensations, comme d'une rime pour un mauvais vers, torturés par la soif d'une activité extérieure, immédiate, et craignant, finalement, jusqu'à la maladie nos propres illusions, nos propres chimères cérébrales, nos songeries et toujours ces remèdes adjuvants avec lesquels on tente aujourd'hui de combler, cahin-caha, toute la fade vacuité d'un terne quotidien.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 17:01

L'imagination au pouvoir. Voilà ce qu'est ce livre. Une prose de génie. Une pièce majeure de la littérature d'après-guerre. L'Orson WELLES de la plume. Avec "Sous le volcan" de LOWRY, c'est le second roman contemporain avec lequel je prends une telle claque. Car c'est pas seulement en terme de narration. La richesse de l'écriture, de la forme, des genres, tout est en constante évolution. C'est un festival de mots, d'imaginaires, de sentiments tel qu'il est difficile de le raconter. Un amateur éclairé à néanmoins proposé une analyse de l'histoire que voici. Et un avis de de François XAVIER, lauréat de l'Académie française. 

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